Vosges (2019: des Champis vers les extrémités du massif...


Les prévisions sont revues à la baisse la veille au soir. Il semblerait que les plafonds soient plus élevés en partant du centre du massif. J'arrive à rentrer en contact avec Alan du club des Counailles qui est partant pour décoller des Champis, parfait! à côté de la maison. Chris est bien sûr très curieux de connaître de nouveaux déco plus intimes et moi aussi. Ca va changer du classique Drumont!

Nous avons donc rendez-vous au pont de Bramont à 9h30 où nous retrouvons Alan (que Ben m'a présenté il y a une semaine), Julien (rencontré l'an dernier à Chêvre Roche, c'est le gardien du site), et un autre Christophe (qui s'avère être l'oncle de notre ami Boyo avec qui j'ai ratassé ferme à Surcenord hier!, le monde est petit).

Objectif du jour

Déjà s'extraire ;-) ... et mon plan de vol grossier était de tenter vers Saint-Dié, filer à Remiremont (que je commence à connaître) et revenir par le Treh pour boucler.

Quand nous arrivons aux Champis par le petit chemin forestier, le vent est dans l'axe et affiche un petit 12kms/h en Sud-Est!

Nous nous préparons en attendant de voir quelques bourgeonnements plus persistants dans ce ciel bleu et limpide. Ca se met un peu plus en place vers le Hohneck et sur les crêtes.

Extraction et après?

L'extraction se fait assez aisément pour tout le monde et à ce petit jeu, c'est Chris qui fait le plaf à 2100 le premier... une machine de précision cette Peak 4. Je décolle en dernier (comme d'hab me direz-vous ;-)), gêné par un VTTiste  qui prend le déco pour un parking à vélo et qui semble rechigner quand je lui demande poliment si il peut se décaler! Je n'arrive pas au sommet du thermique!

Alan (Cure) part en éclaireur, Chris à côté... le scénario ne me plait pas. Je les vois se faire enterrer en essayant de rejoindre le Valtin.

Alan, plus à l'écart, passe Haut Gazon de justesse. Chris arrive dessous la ligne de crêtes, et le piège de la roche du Diable semble se refermer sur lui.

Pas de faces Est ici,, impossible de venir s'appuyer quelque part. Je le vois sombrer en enroulant du rien au-dessus du lac de Retournemer. Il avait l'envie de bien faire aujourd'hui. Je suis triste pour lui.

Pendant ce temps, Julien (Rush 4) a emboité le pas à Alan qui semble sortir sur les Roches du Valtin.
Christophe et sa Nevada 2 s'en sort le mieux de nous 5. Il réussit à prendre un boulet de canon au Gris Talet.

J'y crois, ça passe 100m au-dessus de Haut Gazon! Je continue à descendre... ça devrait pourtant porter en dynamique... le SE du Hohneck dégouline dans la vallée. J'y crois, ça va reprendre.

BIM, la combe du Bois de Lesseux me remonte dans un petit thermique teigneux mais couché que je lâche. "Non, non, non pas maintenant bordel!!!". Je ne vois plus que Christophe. Julien a aussi sombré? et où est Alan???

Je me décale plus au Nord là où j'ai eu l'impression de voir Christophe se faire démonter.

Je passe sous la crête... je regarde les champs en-dessous tout en me forçant de respirer.
De grands lacets à plat, je parle à mon Alpina..."Allez, allez, trouve le moi ce costaud!"... et là des hirondelles m'évitent et repartent à droite, je les suis sans réfléchir!

BOOOUUUMMMM , là c'est du lourd qui cabre ma voile! C'est petit, mais je ne compte pas le lâcher cette fois. Je serre le coeur jusqu'au bout à 2200m. Je vois Christophe qui zone plus bas...

Il faut se mettre au vent de ce SE qui perturbe nos plans de groupe de monter à Sainte-Marie aux Mines et redescendre au Treh...

J'appuie l'accélérateur et vise la partie la plus fine pour rejoindre les crêtes... direction le Haut Fourneau près du Tanet! J'arrive tout juste à 140m sol et reprend de nouveau un missile qui m'enverra dans les couches plus hautes pour le restant du vol.

Du Tanet à Sainte-Marie, seul!

Ecrasé plus au Nord sur la crête du Valtin, j'entends Alan qui propose de s'écarter à Saint-Dié.  Trop tard pour moi... je suis en orbite pour monter au nord et la ligne est bien tracée.

Maintenant, je commence à connaître la route, comme dirait Loïc!

Je ne tombe pas dans le piège de Surcenord et le Grand Bézouard est une formalité. Je ne cherche pas trop loin vers Sainte-Marie des fois que je puisse me détourner vers Saint-Dié...

Retour, au nuage, je me décale franchement vers Plainfaing pour éviter ce vent d'Est qui s'écrase sur le Valtin et nous avec.

Ca marche bien par contre j'entends Alan qui vient de poser... Zut! Il ne reste plus que Christophe (sous sa Nevada) qui a des problèmes avec sa radio. Entre temps Chris a redécollé du Rainkopf... je le vois au livetracking.

Comme dit Loïc, maintenant je connais la route, alors je vais essayer d'optimiser sans stress.

Seul on vole plus lentement... à
tort! Va falloir corriger ça!



Gérardmer défile... puis Chèvre Roche, où j'aperçois des voiles décoller (sans le savoir, Julien aura réussi à rentrer chez lui et en décollant à 14h, fera un beau FAI de presque 65 bornes, il m'aura aperçu sous mon nuage, trop fort!).


De Remiremont au Drumont

Tout est dans la lecture des nuages me disait Charles Costel (top crosseur de la vallée de Lauzieres)... et cette journée lui donne encore raison.

Contrairement à hier, je vais me coller dessous et je ne vais pas jouer dans le bleu de fin de journée.


A Remiremont, je tire timidement plus loin à l'Ouest... je suis trop devant, le gros cumulus ne monte pas bien.

Je me décale dessous, toujours aussi peu vivant!

Il donnera toute son énergie quand je me décide à retraverser la vallée de Rupt... encore de quoi apprendre sur le placement pour faire de gros circuits!

Dans l'immédiat, je dois me concentrer sur le retour...

Je trouve une bonne ligne (celle que j'ai déjà vu sur de nombreuses traces)... ça marche! Je distingue Rémi de NVL avec sa M6 qui me rejoint plus bas. Je l'attends un peu.


On finit par rallier le Drumont... je le laisse passer devant.

Il commence à être tard et les cumulus s'éteignent autour.


Dernier thermique!

17h35, je m'élance derrière Rémi, plus haut, à 2350m en direction du Treh... Mon instrument m'indique une belle distance...

Un peu plus tôt j'aurais peut-être pu aller chercher le 130 FAI vers le Grand Ballon ou Cernay. Je me contenterai d'un 116 bouclé... et ce n'est pas gagné!

Plus de voiles ne décollent du Treh, normal, y a du SE... mais peu aussi du Drumont!

Je m'accroche, comme hier dans le dernier ascenseur... très lent en me faisant dériver vers le Nord, ma destination! Péniblement je remonte à 2200m!

Tellement large pour rejoindre les Champis que je dois faire des 3-6 pour faire mon approche au déco... fatigué, stressé, je rate de 2 mètres mon posé face au vent.

Je glisse dans la lumière du soir à la Bresse où je pose finalement à la graniterie. Merci à mon voisin Eric pour m'éviter la petite rando pour récupérer la voiture.

Merci aux copains des Counailles pour la découverte des Champis. On s'y refait un beau vol dès que possible!



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Vosges (2019): col du Bonhomme, Remiremont, Belacker, un classique Vosgien!

Objectif du jour


Grand jour aujourd'hui, c'est le retour d'Hervé... après quelques mois loin des nuages!
Il revient de loin et je suis content qu'il soit là aujourd'hui. Nous avons un objectif commun... se faire plaisir et poser à la voiture. 

Les potes alsaciens au rendez-vous

Nous retrouvons Chris au wagga déjà envahi par une horde de compétiteurs pour la compétition sport organisée par le CAF Moselle. Nous ne nous attardons pas trop et montons vite au Treh qui est déjà bondé.

Pour Chris aussi c'est un peu la reprise même si la veille il a aéré sa voile après trois bonnes semaines sans voler.

Nous montons au déco Sud pour nous éviter la foule mais c'est travers Ouest. Nous laissons Chris qui a commencé à déballer là et privilégions avec Hervé la bonne orientation de vent. Cela me permet de me caler en radio avec les copains alsaciens Thibault et Thomas avec qui on avait volé le 1er mai de Surcenord. La radio de Chris restera silencieuse tout le long du vol... dommage.

Hervé m'annonce qu'il compte rester dans le grand bocal. Je lui souhaite bon vol et je me jette derrière Thibault et Thomas dans la vallée de la mort à 12h30. J'aperçois aussi Yoyo mais il fait l'erreur de rester côté Ouest, il ne fera pas partie du voyage cette fois. 

Départ versant Est

Je m'applique pour m'extraire rapidement et je ne tarde pas à rejoindre Chris... 

C'est allumé vers le Schnepfenried... feu! 

La Peak 4 prend de l'avance, mais l'Alpina sort une meilleure ligne... j'arrive plus haut et je rebondis prudemment vers le Gaschney. 

Thibault (Rise 3) est derrière en embuscade, Chris a rejoint le Hohneck... et Thomas (Ikuma) dans la foulée, je ne sais où...

En arrivant au Lac Vert, la zone commence à passer à l'ombre... et je ralentis à tort. Thibault me passe sous les pieds et se jette dans la plaine à droite du Lac Blanc vers Surcenord. 

Il s'y refera et rebondira vers le Haycot bien ensoleillé.

Galère de Surcenord!

Je me retrouve avec quelques pilotes à zoner près du Lac Blanc, puis je vais carrément me mettre dans la dégueulante... sauve qui peut! Je vois Chris faire demi-tour toujours aussi silencieux à la radio!

Cette fois je fonce au soleil en direction de Surcenord où je vois une voile au-dessus du déco (l'ami Boyo et sa Cayenne 5) qui m'accueille dans sa galère et une voile moins allongée qui sort de la trouée. 

J'arrive dans un hors cycle impérial en slalomant la cime des arbres du déco pour me retrouver 100 mètres dessous! 

Il fait chaud très chaud. Je m'accroche à toutes les feuilles... je me crois sauvé avec le thermique le plus à gauche mais il est couché et me dérive bien trop derrière!

Je le lâche pour me retrouver plus bas encore, à compter les tuiles des maisons. Je suis dessous la ligne de crête de l'atterrissage officiel. Je transpire à grosse goutte dans mon casque et je n'ose quitter les commandes pour ouvrir ma veste! 

Et soudain, après quelques virages où je me dis que je vais devoir glisser dans la vallée pour poser, la soufflerie thermique se remet en marche! Hourrraaaa!!!

Je me reconcentre et finis par rejoindre Boyo au-dessus du déco. 

Nous nous aiderons pour refaire le plaf... à 1950.

Une mauvaise décision, beaucoup d'énergie pour ne pas pourrir en Alsace et une heure dans la vue!

Retour par Gérardmer avec les copains alsaciens

15h... j'ai de nouveau Thibault et Thomas en radio qui sont en face au Haycot (ils auront aussi eu leur moment de solitude mais plus loin). Tant pis, je tourne le dos au nancéen et file rejoindre les alsaciens ;-) Si je n'ai pas posé à Surcenord c'est que je dois pouvoir aller plus loin et rentrer!

On refait le plein à 2000 au Grand Brézouard à trois. Thibault mène la danse et choisit une ligne porteuse pile au milieu au Bonhomme, l'Ikuma sombre et l'Alpina marque la différence sur les transitions. 

Les plafonds s'élèvent sur la crête qui descend au sud. On survole le Valtin haut perchés et Thibault n'enroulera rien en se jettant sur la tête des Porcs où il ressortira pour se laisser digérer par le cum bienveillant. 

Comme un sorcier de Baldur's gate, ma jauge d'énergie mentale refait le plein.

Chris est pendant ce temps déjà de retour de Chêvre Roche, vers Rochesson...

La radio de Thibault s'énerve en crépitant. Il devient impossible de comprendre un mot de ce qu'il prononce. Je coupe la mienne. Il disparait au-dessus de Gérardmer et je le vois partir à l'Ouest vers Vagney. Je rejoins Thomas au-dessus du lac. Il semble à la peine. 

L'Alpina fait le job et me propulse à 2650 dans les barebulles! Je fonce sur le dernier cum qui clignote sur le plateau!





Retour par la vallée de Rupt

Objectif premier.... RENTRER à la VOITURE! Mais dans le bleu, c'est encore mieux... enfin ;-/! 

Je laisse donc la ligne de cum à ma gauche et je me lance sur les faces Ouest de Thiéfosse où 5 / 6 rapaces me rendront un fier service.

Puis je glisse au Thillot sans trouver un pet de mouche... 

Je me jette sur la face Ouest au-dessus de Saint-Maurice car si ça doit monter... c'est là, bas à 1100m???! Tout doucement... 

Je m'applique dans du très petit, je ressors enfin après vingt minutes à faire des ronds à une altitude plus fraiche à 1800m.


Le 100 à Belacker

En retrouvant un vario plus confortable au-dessus de Rouge Gazon, mon GPS me dit aussi qu'il ne faut plus aller très loin pour aller chercher le triangle FAI de 100 kilomètres... Je glisse tranquillement vers l'auberge du Belacker dans ces lumières ocres de fin de journée. 

Quelques hirondelles autour... plus de parapentes même au Treh. Mes instruments m'indiquent 102... je pourrais aller chercher le 110 mais je suis rinçé. Entre temps, Hervé m'a appelé pour me dire qu'il avait redescendu ma voiture au Wagga.

Encore pas mal d'enseignement sur ce vol et plein de choses à corriger. 

L'objectif est rempli... je rentre à la voiture et en plus je finis la saison avec un 100 bornes, certes classique, mais dans les Vosges, ça compte.

Demain est un autre jour! Il est tard et la bière coule à flot... 




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Vosges (2019): le lièvre et la tortue... entre Sainte-Marie aux Mines et Gérardmer

Rien ne sert de courir ; il faut partir à point... 

En parapente la fable de la Fontaine a tout son sens, et si en plus de partir à point, on court bien... on peut aller loin.

Fort de sa reprise l'avant veille, Loïc est motivé pour revenir voler sur le massif. Ju participe cette fois à la compétition sport du week-end, on ne le croisera qu'au petit déjeuner et au décollage... et ce parce que le lièvre du jour n'aura pas bouclé ;-).

Je suis bien remonté en arrivant au déco sud du Treh et j'annonce d'entrée de jeu la couleur à mes compagnons du jour, Loïc et Yoyo (qui a racheté ma belle Mentor)... Aujourd'hui, j'avance, je passe devant et je tente des trucs!

On décolle dans une bouffe avec Pat D. et Claude, tous les deux sous Artik 4.

Loïc est déjà en train de se rapprocher de l'unique nuage! Je m'applique et le retrouve assez rapidement aux barbulles à 1900m.  >> Direction le Nord <<

Yoyo nous emboîte le pas juste dessous...

Contrairement à eux, je me jette dans la plaine d'Alsace porté par une tendance SE.

On a souvent une appréhension à le faire car si l'activité est faible, une vache de ce côté est synonyme de long retour!


Pourtant c'est la bonne option, avec de nombreux bouts de crêtes orientés SE/S.

Je suis en forme... j'avance vite et alors que mes deux compagnons accompagnés de Pat D. filent  le long de la route des crêtes côté Kruth, je trouve une bonne ligne qui me fait prendre deux thermiques d'avance.

J'arrive tôt au col de la Schlucht, puis rebondis sur la ligne en Est qui mène au Lac Blanc... Il est 13h30 quand j'enroule au-dessus de Surcenord... ça change d'il y a deux jours.

Loïc arrive, je l'attends... puis bien placé, je lui propose en radio (n'oublie pas de t'acheter une bonnette, c'était une cata au niveau comm) de basculer sur la crête Ouest pour remonter vers Sainte-Marie aux Mines ce que je n'ai pas encore fait à ce jour.


Pour une première découverte, Yoyo veut sécuriser son retour et a fait demi-tour au Lac Blanc (Bravo à toi pour avoir ramené la Mentor au-dessus de ce si beau lac).

Loïc me suit mais 100 mètres au-dessous ce qui lui vaudra de transpirer un peu plus pour remonter à une altitude nous permettant de transiter vers Sainte-Marie aux Mines.

Nous décidons de rebrousser chemin assez tôt pour éviter de pénétrer la TMA de Colmar et de peur de se faire piéger par des plafonds finalement très peu généreux au col du Bonhomme.

La nébulosité est assez importante sans toutefois provoquer des étalements fatals à la convection.

Pendant que Loïc est attiré par Retournemer, je frappe à la porte de Gérardmer.

Je lui communique mon désir de passer plus à l'Ouest et lui indique qu'ici les plafs sont plus importants.


Il me rejoint mais trouve la masse d'air franchement désagréable... Il lâche l'affaire et se lance au-dessus du lac.

Je vois quelques cumulus en plaine vers Remiremont... "et si on essayait une nouvelle ligne?! d'autant que je suis perché à 2500"... quelle idée incongrue! Je perds 1000m en moins de 10 minutes et me retrouve à 1400 au col du Pertuis.

Je pensais pouvoir sortir de la zone rapidement, mon accélérateur au taquet... erreur de cheminement: j'ai pris toutes les dégueulantes du gros cumulus approvisionné par le Lac de Gérardmer, et j'arrive hors cycle en voyant le cumulus visé clignoté!

Je me lance sur la carrière du Tholy qui m'avait sauvé la dernière fois mais j'arrive trop bas... c'est fini, le Lièvre va se vacher, ce qui génère une drôle d'image quand on y pense! Il va faire plutôt son trou!

Pendant ce temps la Tortue, rentre tranquillement mais sûrement au décollage et ramènera la voiture à la Bresse que je rejoindrai en 2 stops (ne pas poser à la confiserie Géromoise entre Gérardmer et le Tholy, le stop ne fonctionne pas bien car il y a un foyer de jeunes en difficulté et les locaux ont peur de s'arrêter! Je remercie la petite vendeuse qui a eu pitié de moi ;-)).

Un grand bravo à toi Loïc pour ce beau FAI de 80 bornes et ravi d'avoir pu te faire découvrir Gérardmer de ce côté.

Quant à moi, j'éviterai désormais cette zone derrière le lac. Il faut probablement se décaler sur la ligne plus à l'Ouest en plaine (définitivement plus allumée ce jour là) pour bien faire!

Vivement qu'on remette ça avec la bande à René ;-)

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