Haute-Contz (2015): c'est encore l'hiver mais les sensations reviennent...


A peine rentré de l'été tropical du Costa Rica, motivé par Julien, nous nous retrouvons à Algrange pour une journée qui s'annonce compliquée, bien fraîche et bien humide.

Comme souvent, c'est déjà passé trop en sud et encore bien trop fort. Nous mettons alors le cap sur le Rocher de la petite commune de Haute-Contz au pays des 3 frontières.

C'est bien ventilé et un peu travers ouest mais l'appel des airs est trop fort pour Juju qui décolle rapidement avec sa Triton. Pour moi c'est trop fort tout court aujourd'hui. Encore la tête dans le gaz et décalée grand ouest.

Cela tient un peu plus de cinq minutes et il a juste le temps de me rejoindre pour accueillir Pat et Sandra.

Papillon et Fred compléteront l'équipe des volants, Stéphane et Will venant nous serrer la pince au passage.


Après une longue attente, le vent est revenu satisfaire tout le monde.

Gonflage (exclusivement pour moi) et plusieurs petits vols au programme avec un beau thermique négocié par le Tritoniste qui va aller chercher loin 250 mètres au-dessus de la Moselle.


Pour finir un superbe coucher de soleil a fait disparaître les cheminées de Cattenom un instant... du pur bonheur!

Une reprise en douceur donc et un bon moment entre parapotes... vivement bientôt.

Les Photos!




Pour visualiser le diaporama en plein écran!


Costa Rica (2015): terres volcaniques et fleuries

En Europe, l'hiver fait rage dans ses travers les plus sombres, les températures jonglant avec le négatif et le positif n'autorisant pas aux sols de se rigidifier, aux paysages de se blanchir, au rocher de sécher,  à l'air de se purifier.

Rien de mieux qu'un petit voyage coloré entre les Caraïbes et le Pacifique... destination le Costa Rica!

Rien de vertical cette fois-ci, même si nous avons eu l'occasion de randonner un peu sur quelques volcans (Poas, Arenal, Chirripo).

Il semblerait que l'escalade ait tendance à se développer avec quelques sites autour de San José mais rien de majeur.


La géographie semble aussi limitative pour la pratique du vol libre. Les reliefs et les plaines sont riches et enveloppés par la végétation. Difficile de décoller, difficile d'atterrir! Quelques sites sont référencés sur paraglidingmap mais le manque de variété dans les orientations et la lenteur des déplacements n'en font malheureusement pas une destination de rêve pour les parapentistes.


Tout commence à San José, la capitale costaricaine où nous ne nous attardons pas.

Caraïbes: Puerto Viejo de Talamanca


Les aficionados de surf choisiront très certainement de s'arrêter dans les Caraïbes, à l’extrême sud-est à la frontière avec le Panama. A Puerto Viejo de Talamanca, l'ambiance cool, jeune et aux influences créoles en fait une destination appréciée des Américains du Nord qui viennent profiter des immenses plages désertes.

La jungle tropicale mérite aussi un détour avec les parcs tels que Cahuita qui cachent iguanes, caïmans, serpents venimeux, singes capucins et nombreux oiseaux.

Avec quelques jours de plus, il aurait été certainement intéressant de s'aventurer dans les réserves indigènes.
Prévoyez bien 5 heures de transfert car la route sinueuse qui descend au port de Limón est parcourue par de nombreux poids lourds qui transitent les marchandises destinées au transport maritime.


Puerto Viejo de Sarapiqui


Il faut remonter dans les basses terres du Nord pour trouver un autre Puerto Viejo, de Sarapiqui cette fois. Des plantations de bananes, de canne à sucre et d'ananas se déploient dans les plaines humides entre la Cordillera Central et la frontière nicaraguayenne.

La région compte sur ses rivières pour attirer les kayakistes de tout poil, sur ses forêts profondes et ponts suspendus pour permettre aux amoureux de la nature de découvrir la biodiversité tropicale.


En faisant une halte au Sarapiqui's lodge, nous profitons d'une excursion matinale pour découvrir le cri impressionnant des singes hurleurs que nous ne pourrons finalement pas rencontrer.

Volcan Poas

En logeant à la Virgen, il faut un peu plus de 2 heures à travers les collines de la Cordillera pour atteindre le Volcan Poas qui culmine à 2 708 mètres. Le dimanche, c'est un lieu de pélerinage pour les Costaricains. Résultat: une demi-heure d'attente pour rentrer dans le parc.

Heureusement, nous avons eu de la chance de voir le beau lac acide et les fumerolles dégageant les odeurs de soufre du cratère principal.

Nous pensions pouvoir nous en rapprocher, mais la randonnée présentée sur le panneau a été fermée et seule la boucle passant par la Laguna Botos est possible. Les nuages bâchant le ciel, l'eau de ce cratère endormi ne nous est malheureusement pas apparue sous son meilleur vert pomme.
Mais au moins, nous avons tout vu... une heure après la brume remplissait entièrement la caldeira.

Volcan Arenal

C'est le stratovolcan le plus jeune du Costa Rica (à 1 720 mètres), sa première éruption se produisant il y a 7 000 ans et d'autres ayant eu lieu récemment de 1968 à 2010.

Aujourd'hui, la lave ne s'écoule plus continuellement rendant la scène moins spectaculaire. Il n'en reste pas moins qu'on peut encore sentir et entendre quelques soubresauts profonds.

Si vous souhaitez faire la randonnée du volcan voisin, el Cerro Chato, n'hésitez pas à rentrer dans l'Arenal Observatory Lodge. D'autres guides locaux à l'entrée proposent un sentier beaucoup moins bien entretenu qui a rendu l'escalade plus sauvage et boueuse.

Par contre, l'accès au champ de lave (chemin "OLD
LAVA") vaut le détour (y aller une heure avant la tombée de la nuit, coucher de soleil superbe sur le volcan). Peut-être aurez-vous aussi la chance de croiser Estrilla, une joggeuse quadra qui vous fera gratuitement la visite guidée.


Après cette randonnée à la journée nous avons apprécié dîner à la Fortuna.




Monteverde

Pour rallier Monteverde, deux options:
1) contourner le lac Arenal (gros spot de planche à voile et de kite, par ailleurs) par le nord en redescendant sur Tilaran en empruntant la route 142
2) passer par la piste qui longe le lac Arenal au sud et suivre le rio Chiquito

La dernière option nécessite un franchiseur 4x4 capable
de traverser des rivières et un bon sens de l'orientation. Aventure garantie!

En arrivant à Santa Elena, cette petite bourgade paumée seulement accessible par la piste (4x4 apprécié) abrite un grand nombre d'agences et de petits hôtels qui revendiquent l'écotourisme durable.

 On retrouve là encore les téléphériques, les ponts suspendus et les trains qui transforment les forêts en parcs d'attraction payants.

 Après une balade dans la canopée de l'hôtel, nous reprenons notre chemin pour la côte pacifique en direction de Quepos et du parc Manuel Antonio.

Manuel Antonio

Rejoindre la route Interamericana est un voyage varié à travers petites collines désertiques et vallons fleuris.

L'accès à Quepos est assez aisé, le goudron étant neuf et la circulation plus fluide quand l'axe vers San José est quitté.




Manuel Antonio village est une station balnéaire branchée et la réserve naturelle en pâtit.
Les guides alpaguent, les groupes de touristes en tong suivent...


Toutefois, la balade en vaut le coup, les animaux étant visibles et se prêtant à la photo.

Un croco se glisse souvent sur la plage de Manuel Antonio pour y cueillir quelques plagistes inconscients. Heureusement, les rangers sont vigilants.


Ambiance été sur la plage: bronzage, parachute ascensionnel, pêche... et bien sûr fiesta le soir.






Corcovado

Dépaysement assuré!
L'endroit est isolé et il est préférable de réserver.

Nous avons opté pour la baie de Drake (Bahia Drake) et la nouvelle petite structure Drake Bay Getaway. Les prestations sont assez élevées mais Janes et Patrick se mettent en quatre pour leurs clients. Repas toujours différents, même les petits déjeuners, boissons (non alcoolisées) à volonté... bref, le top que nous recommandons.


Ici, on est coupé de tout.
 Il y a bien un accès terrestre, mais même en 4x4 équipé pour traverser les cours d'eau la balade est une aventure en soi.

Nous laissons donc notre véhicule à Sierpe et rejoignons Bahia Drake en bateau en glissant le long du rio Sierpe et en longeant la côte pacifique vers la baie.
Sur place, une visite du parc Corcovado est organisée à la journée ainsi qu'une première expérience du snorkeling sur l'île de Caño (merci à Elia).



Deux rendez-vous avec la faune costaricaine: singes hurleurs, singes araignées, tapir, tamanoir, pecaris, dauphins, tortues, poissons et oiseaux divers
(il serait long d'en faire la liste)...

Seuls jaguars, caïmans et crocodiles manquent au tableau de chasse.


  
On est loin de Manuel Antonio où les touristes se font moins nombreux. Notre coup de cœur du voyage!  Nous profitons d'une belle fin de journée pour faire un peu de Kayak de mer.


Volcan Chirripo


 Dernière étape du voyage, nous retrouvons notre Mitsubishi Montero sur les berges du Sierpe pour affronter les pistes intérieures et les reliefs volcaniques.



 Quand on n'a pas beaucoup de temps, au lieu d'entrer dans le Parc National de Chirripo, il est possible de découvrir les contreforts du volcan en continuant dans le fond de la vallée de Rivas et d'emprunter la piste qui traverse les cultures de café, mûres, patates douces.

La boîte lente est obligatoire car les pistes sont raides.


Quel dépaysement et la rencontre est plus facile... ici, les gens ne connaissent pas ou peu les touristes.

Nous rejoignons la Interamericana sur les hauteurs pour replonger une trentaine de kilomètres plus loin dans la vallée de San Gerardo de Dota.

 

San Gerardo de Dota

Les nuages larmoient sur la vallée et les températures ont chuté de presque 20 °C depuis notre départ de Bahia Drake.

Là encore, il est recommandé d'avoir un 4x4 même si un moteur solide nous a semblé suffisant (l'accès étant pour la majeure partie goudronnée).

Première halte, entre des minibus...
Un quetzal mâle a été identifié au bord de la route et des Allemands et Japonais s'échinent à le mettre en boîte.

Cet oiseau est l'emblème du Costa Rica mais reste difficile à observer.

La vallée a été aménagée là encore autour de l'écotourisme.

Notre demeure plutôt spartiate n'est pas chauffée, et les 8 °C à 5 h 30 du matin nous remettent les idées en place. Il va falloir être aux aguets pour chasser le quetzal. A 6 h, nous ne sommes pas seuls à déambuler sur le chemin à la recherche du précieux volatile, et cet attroupement nous incite finalement à rallier le petit-déjeuner une heure après.


C'est finalement en randonnant un peu plus tard dans la matinée, sur le chemin des cascades, que nous avons eu le loisir de photographier une femelle quetzal (pas de longues plumes) et de découvrir une forêt tropicale des plus esthétiques.



Après un long moment à admirer les colibris depuis la terrasse du lodge (Manantial), le retour sur San José est long car l'Interamericana est coupée et le détour à travers les collines emprunté par de nombreux poids lourds.




En résumé



En résumé, le Costa Rica restera pour nous une superbe destination pour les amoureux de la nature et de la vie sauvage.



De jolies randonnées au programme et avec un peu plus de temps des sommets de volcans à gravir.



Pour les fans de sports aquatiques, il y a moyen de faire de la plongée, du surf, de la planche à voile, du kayak, du rafting...

 

Les Costaricaines et Costaricains sont très agréables et la discussion facile (l'espagnol aide, claro que si!), un paradoxe quand on voit leurs demeures souvent grillagées (afin d'éviter la petite délinquance).


Niveau conduite, c'est pas ça... ils doublent n'importe comment (dans les courbes, les côtes et parfois même les deux) et mieux vaut surveiller ses rétroviseurs extérieurs.

Côté culinaire, tout est bio ou presque et leurs casados (poisson, poulet, boeuf) ou spécialités locales sont souvent diététiques. On s'est bien entendu gavés d'ananas, de fraises, de papayes, de bananes et de mangues. Un vrai régal!




Le retour est toujours dur en repassant de l'été à l'hiver... 33 °C de moins et la grisaille.

Photos

En espérant que les photos vous donneront envie d'y partir...




Visualiser le diaporama en plein écran.