Vosges (2021): Treh humide, ça vole quand même?

Déco tardif entre les rafales de NO, sortie sous le vent. On perd 1h20 à ressortir au dessus du Schafert et repoussés vers le Treh par du NO à tous les étages

On est presque à se dire qu'on va rentrer poser avec Alan. Et puis un bon plaf nous invite à débloquer le verrou du Rothen. Rejoints par Bastien, on se perd après la Schlucht entre les cumuli vaporeux... un casse-tête. Je passe le Grand Brezouard par la crête Ouest en croisant les copains de Rimbambelles avec à sa tête Thibault qui ont décollé et peiné à sortir du Haycot. 

Je fais une erreur sur le retour du Grand Brézoard en voulant repasser par le Valtin (Alan aussi :-(()..., mauvais placement et hors-cycle, ce qui fera de ce vol un énorme combat bien engagé.

Je finis par craquer entre les grille-pains et la forêt devenant trop grande pour moi et me résigne à me replier sur les pistes de ski du Lac Blanc où je m'apprête à poser... et c'est là que je trouve ce fameux thermique qui m'a souvent sauvé... à sa source. ça a sauvé d'autres copains, ça en sauvera probablement d'autres ;-)

Le retard accumulé me voit arriver avec la vallée de Chajoux dans l'ombre complète qui s'éclaire de nouveau mais trop tôt... les Champis sont anémiques ou ma ligne est foireuse, ce qui m'interdit le passage par le lac des Corbeaux. 

Je repasse au soleil sur la tourbière de Machais, mais l'Ouest éteint l'activité... le piège se referme... la vallée de Kruth est dans l'obscurité. Je m'accroche dans la dernière tache ensoleillée du Windelstein.

Le Treh est loin... mais le SO est porteur. J'arrive trop bas pour passer au-dessus de la ferme auberge du  Schafert et espérer faire un glide final sous le Treh voire remonter à la voiture. 

Un dernier souffle thermique ne suffit pas à rebondir au-dessus du village de Kruth.

Je finis par rejoindre Mehdy qui était là par hasard en biplace et voir Bastien me passer au-dessus de la tête alors que je finis de plier... Quelle journée... bien humide et bien maigre cette saison!


Vosges (2021): Treh cloudy, can't fly?


Vosges (2021) entre le Treh, Aubure, Remiremont et le Grand Ballon

Après un mois de mai bien maussade, quelques  balades difficiles début juin, voici enfin un vol plus long entre le Treh, Aubure, Remiremont et le Grand Ballon avec tous les copains du massif et du Grand Est.

De belles retrouvailles en l'air un peu trop courtes, pour en faire un vol de groupe. 

De superbes conditions qui s'écroulent malheureusement très tôt au-dessus de Chèvre Roche demandant beaucoup de patience pour espérer rentrer. 

Beaucoup trop d’imperfections et de cafouillages aujourd’hui, mais l’objectif de boucler est rempli.



Pilotes (dans l'ordre d'apparition):

  • Herve M. (Advance Sigma 10)
  • Loic M. (Niviuk Artik 4)
  • Guillaume M. (AD Volt3)
  • Rick 3.0 (Ozone Zeno)
  • Max K. (UP Guru)
  • Thierry V. (Flow Fusion)
  • Fred C. (Niviuk Evox)
  • Sebastien L. (Ozone Delta 4)
  • Alan P. (Ozone Alpina 4)
  • Julien M. (AD Volt 3)
  • Christophe P. (BGD Base Light)

et bien d'autres copains sous les nuages...

La trace: ICI!


Alpes (2021): quand le Printemps se réveille...


Cette année, l'hiver fait de la résistance... le 23 mars, il fait encore -15°C à Saint-Vincent-les-Forts. 

La semaine qui suit, voit les températures reprendre des couleurs autour de Saint-André-les-Alpes mais bien lentement... 

Un mois après, c'est la neige et le grésille qui sont encore au rendez-vous. 

Cela ne nous aura pas empêcher de voler et d'explorer quelques contrées encore inconnues en Suisse comme l'Engadine et l'Oberland

Superbes expériences avec les copains... un résumé en images mais aussi à travers cette petite vidéo:



Vivement que le Printemps se réveille vraiment!


Vosges (2021): entre Basse des Feignes et Piquante Pierre


Quelle journée! On aura tout eu... un grand ciel bleu au lever, qui s'est vite refermé en fin de matinée, et c'est réouvert, morcelé pour le plaisir des yeux pour finir par s'éteindre de nouveau dans la soirée.

Une atmosphère bien instable donc, qui nous aura motivés à rester loin de l'Alsace plongée encore une fois sous une mer de nuages cherchant à grignoter la dorsale vosgienne. 


Départ à Basse des Feignes, pour une jolie randonnée en raquettes jusqu'à la Piquante Pierre!

La tempête de neige aura duré une heure tout de même laissant le soleil nous réchauffer en rejoignant la Pierre des Quatre Communes. 



Petit passage par la tourbière de Rondfaing.

Le cumul de neige est supérieur à un demi-mètre et les raquettes ou les skis de rando sont encore d'actualité... l'hiver fait de la résistance sur notre beau massif!

Toutes les photos

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Vosges (2021): entre l'hiver et le printemps, mon coeur balance

Le printemps pousse, l'hiver résiste!

Quatre jours de suite à pouvoir aérer les ailes dont trois avec de vraies options de balades autour de la vallée de Thann au départ du Drumont et du Treh!


08.03: un tour vers Servance

Nous sommes quatre à monter au Drumont (avec Antoine, Chris et Benoît).

Ben est affamé après une saison hivernale chargée (neige au rendez-vous). Il est dans les starting blocks et le premier au plaf. On ne tarde pas trop à le rejoindre avec Chris, qui prend un peu plus connaissance avec sa nouvelle voile (Peak 5 de Niviuk). 

Il doit d'ailleurs apprendre à la nettoyer après deux petites fermetures cravatées, ce qui l'obligera à nous poursuivre, Ben ayant pris les commandes et filant direction le Ballon d'Alsace, moi à ses trousses. Il temporise pour ne pas nous perdre.


Le thermique du ballon d'Alsace est toujours aussi torturé... Nous perdons un peu de temps, ce qui laissera à de beaux cumuli le temps de se développer vers le Ballon de Servance, créant une jolie rue vers le sud.



Chris, pas encore remis de sa mésaventure, semble un peu à la peine plus bas.

Je raccroche la rue en me faisant aspirer par un cumulus généreux au-dessus des Arrachées (l'emplacement portant bien son nom). J'entends Ben qui nous communique sa trajectoire plus à l'Ouest vers Rupt-sur-Moselle. 

En transperçant le nuage, je le localise plus bas au-dessus des bois. Un autre cumulus plus au sud, au-dessus de Belfahy me tend les bras... je rejoindrai la belle rue à l'ouest après.

Toujours saute mouton, plus au sud vers Belfahy... mais cette fois l'atmosphère a changé, nébuleuse et moins marquée. J'entre-aperçois une nuelle qui se dessine plus au sud. 

Ben semble avoir trouver une ascendance mais remonte lentement. Je continue devant dans le ciel laiteux... juste le temps de voir Chris enroulé derrière.

Mon instrument de vol m'alerte que la CTR de Luxeuil est en approche... zut, l'ascendance convoitée n'est pas du bon côté. 

Demi-tour, je suis encore assez haut, je devrais pouvoir raccrocher la rue de nuages visé par Ben. 

Mais où est-ce dernier? mais où est Chris? Je fonce vers Servance (village), ça dégouline tout du long... 

Je suis perdu, tant géographiquement, temporellement et matériellement... Le thermique s'essouffle sur la crête sud. Je me dis que le fer à cheval à l'Ouest
devrait me sortir de ce mauvais pas.

J'entends Ben qui m'encourage à m'accrocher... je l'aperçois posé près du village. Les instincts d'anticipation sont restés en l'an 2020. Normal, c'est le début de saison... il faut réveiller tout ça!

De l'autre côté, je me retrouve un peu sous le vent, mauvais placement. Je me fais décaler vers le village... Je suis en mode survie au-dessus de l'église. Il va être difficile de sortir de ce trou... mais je m'accroche en espérant que le thermique lèchera la crête qui est pourtant bien mal orientée en SE à cette heure tardive.

Pas de miracle, je finis par poser dans un grand champ bien humide derrière la caserne des sapeurs pompiers. Je dégaine mon smartphone et rappelle Antoine qui est resté en local du Drumont. Il fera un deuxième vol et finira par reposer au décollage et par venir nous récupérer avec la Volvo. Royal!

Pendant ce temps, zéro nouvelle de Chris. Il n'aura pas fallu grand chose pour affréter un hélico pour le retrouver. Il aura gagné la médaille du jour en rentrant de justesse au wagga dans une aérologie déclinante, son téléphone hurlant tout du long dans le dos inaccessible de sa sellette.

Belle exploration en Franche-Comté... par contre, le stop, ça ne marche pas bien ici bas! Encore un grand merci à Antoine pour la récup. Retour à 18h trébuchantes à la maison.

Une trace pour mieux comprendre:


09.03: premier bocal (ou presque) bien glacial

Annoncé nord, c'est finalement Ben, frustré d'avoir été piégé en Franche-comté, qui nous décidera à finalement nous bouger au Treh, le ciel voilé commençant à s'éclairer dans la matinée. Peu convaincu j'arrive seulement à midi au wagga pour monter avec Yohann et Ben.

Mouky et Chris ne croyant pas plus à la journée sont déjà en haut mais après 1h30 et 720m de dénivelé dans les pattes avec leur équipement ultra-léger de vol rando... ils auront été les plus courageux. La tendance Nord s'est faite sentir avec des températures glaciales qui malgré l'équipement à la hauteur pour ma part (gants chauffants, manchons), auront rendu ce premier tour du bocal difficile.

Je croise donc Ben, de retour du Grand Ballon, qui a décidé de retenter l'aventure du côté de Servance. 

En allant au Grand Ballon, Mouky et Chris me croisent à leur tour, tous les deux dans leur sac poubelle (un cocon ultra léger mais aussi ultra fin!). 

Mon retour par le Treh, pour potentiellement rejoindre Ben, leur permettra de me rattraper sur la fin du vol... 

Les conditions sont loin des prévisions, avec des plafonds bien plus généreux. 2600m en haut des nuages! Ressenti: -15°C... sans les manchons (gants chauffants et sous-gants), juste impossible de tenir deux heures.

Le nord semble s'allumer quand je rallie le Treh. Je laisse Ben qui attaque la traversée au Drumont. Feu vers le Nord... 

La rue s'allume sous mon passage, sur la crête en direction de Mittlach. puis quelques nuelles se développent sur le Rainkopf... je bascule dans les Vosges. 

J'ai presque envie de pousser la chansonnette vers le Hohneck mais ça clignote de trop et, la route des crêtes étant fermée, ce serait une mauvaise idée de poser de ce côté.

Col du Bramont, un gros cumulus jouflu m'arrose de cristaux de glace. ça me perturbe, je n'aime pas l'eau... je m'écarte vers le lac des Corbeaux alors que ces derniers ne font que glisser sur mon aile et mon cocon. 


Quelle ambiance! Mauvaise ligne par contre, je commence à être bas.

Le mordor semble s'installer entre le Grand Ventron et le Drumont, le fond de la vallée aussi semble s'obscurcir.

Je laisse un vario de 1,5ms pensant pouvoir récupérer plus puissant devant... rien! Chris m'a rattrapé, 100 mètres plus haut. On trace tous les deux au-dessus du Grand Ventron, poussés par le Nord-Ouest bien présent désormais. 

C'est tendu, ça me rappelle un vol passé où le Haut de Felsach avait été inaccessible m'obligeant à basculer dans la vallée de Kruth et finir dans la brise au pied d'Oderen. 

Toujours rien!!! 

A contempler la reine des neiges, je n'ai pas anticipé ce changement de rythme et surtout la mise à l'ombre plus au sud!

Je m'enfonce dans le col des Winterges... les 14km/h de NO ne suffisent pas à me porter. Côté Ventron, c'est à l'ombre... le scénario se répète: je bascule vers le lac de Kruth en subissant l'histoire.

Chris, rebondit sur le Haut de Felsach, jusqu'au col d'Oderen où il devra lui aussi basculer à l'Est en trouvant un thermique sous le vent bien trash (pour reprendre ses mots)!

Pendant ce temps, l'espoir s'illumine, le soleil commence à éclairer les bords du barrage de Kruth et les contreforts du Griebkopf. Il m'est arrivé de me refaire bas à cet endroit.

C'est la brise qui a le pouvoir en bas. Je récupère un thermique anémique qui dérive vers les ruines de Wildenstein et la bute qui borde le lac de Kruth.

Je m'accroche dans ce souffle salvateur mais je commets là ma deuxième erreur. 

Impatient et persuadé que ça devrait mieux monter sur la crête boisée, je quitte cette ascendance fragile. C'est trop tôt, je ne trouve rien! Je n'ai pas regardé ma montre et je n'ai pas compté ce fameux quart d'heure nécessaire à un réchauffement du sol suffisant. Mes réflexes sont congelés... il va falloir raviver tout ça!

Trop bas, il ne me reste plus qu'à poser à l'atterrissage officiel de Kruth! 

Dix minutes plus tard, des buses me nargueront à l'endroit que j'avais convoité.
Dix minutes plus tard, Mouky aura pu récupérer le thermique tonique des Winterges pour élargir sa course au Drumont.
Dix minutes plus tard, Ben pourra s'étonner de pouvoir remonter au Treh dans du +4ms l'invitant à tirer au Nord jusqu'au col du Bramont, pour un retour plus difficile quand même, le ciel s'obscurcissant définitivement pour la soirée. Il finira par me redescendre la voiture.

Belle journée hivernale et printanière à la fois, assez incroyable! On aura tous eu froid!
Il fallait y croire et arriver plus tôt au déco...  demain est un autre jour ou presque!

Quelques traces pour mieux comprendre:


10.03: un premier tour de bocal en solitaire!

Aujourd'hui, on se retrouve à deux... La Bresse powa. Rendez-vous à l'atterrissage de Kruth. Ben est moins convaincu, le ciel étant bien fermé aujourd'hui. On prendra ce qu'on pourra.. j'ai de toute façon des réglages à faire avec mon nouvel accélérateur (Bullet Speedbar).

Le gradient de température annonce de toute façon une bonne instabilité qui par un simple changement de lumière devrait nous procurer quelques ascendances.

Quand nous arrivons au Treh, quelques voiles s'extraient malgré le manque de lumière. Ben se met vite en vol pendant que je finalise l'installation de mon accélérateur dans mon cocon. Il part déjà vers le Grand Ballon quand je suis prêt. La biroute est passée travers Nord hésitant. Je galère un peu mais je finis par me retrouver perché au-dessus du Treh, il fait froid!

Je règle donc mon accélérateur péniblement pendant 40 minutes tout en m'assurant de rester haut et de garder mes doigts entiers. Tout est à l'ombre et les quelques pilotes au déco attendent que la lumière revienne.

Quand j'arrive enfin à avoir les poulies qui se touchent, je vois Ben au livetracking très bas dans la vallée de Ranspach! Il me confirme être en difficulté en s'accrochant à toutes les bullettes qui devraient reprendre de la vigueur avec le soleil qui commence à baigner de plus en plus généreusement la vallée.

Au-dessus de la crête Sud du Treh, les plafonds sont montés et les thermiques deviennent maintenant vraiment musclés. Je pars directement vers le Grand Ballon en coupant la vallée de la mort. 

Je rattrape une XC racer qui file vers le Molkenrein... Il y a bien un cumulus qui y trône mais l'ombre domine plus au sud vers Cernay. Je fais demi-tour à 1700m  devant Altenbach.

Entre temps, Ben a malheureusement posé à Ranspach. Un peu de frustration à la radio. Il va récupérer sa voiture à Kruth. Il va falloir que j'assure la repose au déco... 

Retour au Stokenkopf sous le vent d'un thermique bien pêchu avec des pointes à +7/+8ms.
Je me laisse happer par la couche laiteuse... direction plein ouest. Je reprends 200 mètres en deux tours devant le Markstein. La XCRacer rampe sur le retour... J'ai bien fait de m'écouter.


Je reste un peu conservateur en remontant la ligne de crête vers le Rothen. Les thermiques sont puissants poussés franchement par du SO qui devient forcissant. Personne aujourd'hui... Il fait tellement froid.

Le front dépressionnaire doit rentrer en milieu d'après-midi, je fais demi-tour au Rothen mais j'élargis un peu trop vers le Windstein alors que les petits cums commencent à s'éteindre. Résultat, un bel effet bagnard... je coule vers le Huss. C'est encore au soleil je m'attends à reprendre un peu de hauteur.

Le vent de SO penche le thermique. Je connais cette situation, il faudra rentrer par le Schafert et le Griebkopf en acceptant de se faire reculer à chaque montée pour raccrocher rapidement le Gommkopf au pied de la crête droite du Treh et tout ça, avant que le voile de cirrus (annonçant le front froid) plonge toute la vallée dans l'ombre.

J'arrive assez bas au Gommkopf mais ça remonte franchement et le soleil s'éteint! Non!!! Je fulmine... Je ne lâche rien... je veux vraiment reposer à la voiture. S'ensuit 25 minutes à reprendre mètre après mètre vers la porte de sortie. 

Une M6 et une Epsilon viennent de décoller... Cette dernière rebondit au-dessus de l'abri Daschle. J'y plonge aussi... pas de temps à perdre ça sent la fin de la convection, couchée par le vent plus fort. Le thermique glisse au Gottwald et part derrière pour s'enfuir au-dessus de l'ancien cimetière. Pfffiouuu... je ressors à presque 1700m laissant les deux autres voiles sombrer vers la vallée. 

Je m'avance devant vers le Drumont mais je me ravise, ça se referme derrière... Il est temps d'aller poser à la voiture, mission accomplie.

Quelle journée encore... pas de quoi s'enflammer mais de quoi aiguiser un peu la machine!
On est juste le 10 mars 2021!

Une petite pensée à Anne! C'était aussi sa journée ;-) 


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Vosges (2021): Treh, un petit goût de printemps?

 23.02: soir de Sirocco au Treh


Le soleil est de retour mais le vent aussi... et de loin, d'Afrique. Ce sirocco qui nous avait étonné il y a quelques semaines, est de retour, mais de manière plus diffuse. Pas de sable dans les caissons ce soir... mais une belle ambiance de sahara!


Nous sommes arrivés dans le créneau fort de la journée vers 13h30. Il aura fallu attendre un peu plus de deux heures pour quitter le plancher des vaches. 



Nous aurons mis à profit ces moments rafaleux pour reprendre connaissance avec nos voiles de cross (et de compet) restées sagement au sec cet hiver, en nous faisant chahuter au sol dans quelques exercices cobra avec Caro et Chris.

Et puis les thermiques se faisant moins présents devant le déco, la voie des airs s'est ouverte à nous trois, nous donnant un moment privilégié entre le Trehkopf et le Markstein et ce, jusqu'au coucher de soleil ou presque (couvre feu oblige).

Impressionné par le courage de Caro sous sa Delta 2, par le pilotage de Chris sous sa nouvelle Peak 5 (il va être impossible de le suivre en cross avec sa nouvelle compagne).

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21.02: Treh, un petit goût de printemps?

Il y a tout juste une semaine: -15C à Reinhardsmunster, aujourd'hui: +15C à Treh!

Cherchez l'erreur! 

Des conditions franchement printanières avec des thermiques vraiment puissants dans le froid extrème VS des ascendances dans une stabilité assez conditionnelle pour des températures bien élevées pour la saison rendant la balade plus courte.

Il valait mieux jouer devant le déco Sud pour profiter des plafonds plus généreux mais aux opportunités de le rallier très cycliques. 


Pour ceux qui ont décidé de tenter l'aventure plus bas dans la vallée de Kruth, c'est un long combat au-dessus des sapins qui a ponctué l'après-midi...



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Alsace (2021): petit cross glacial à Reinhardsmunster

Un long mois où les créneaux se résument à des ploufs améliorés au Treh et une belle découverte (chaumes de Balveurche) dans des ambiances bien hivernales ou humides.

Les nuages bas ont souvent le dessus. Alors, quand un soleil radieux est annoncé en ce jeudi, il ne faut pas hésiter. J'arrive à décaler un rendez-vous au lendemain et je me joins donc à la proposition de Chris de revenir à Reinhardsmunster, le retour d'Est étant bien trop fort sur les hauteurs vosgiennes. 
Thib a lui aussi senti le coup et a réussi à se libérer. 

Le vent d'Est (plus propice à la visite des châteaux de Saverne) devrait être insuffisant le matin au niveau du décollage mais forcissant rendant les couches supérieures moins agréables plus tard dans l'après-midi.

Seul bémol: l'alerte grand froid sur le Nord Est avec ses températures ressenties à -15°C, mais l'occasion parfaite pour tester le matériel haute montagne.

Côté vestimentaire: icebreak merinos de la tête au pied et multi-couches (jusqu'à six :O), mes fidèles gants chauffants et des sous-gants tactiles. Seuls ces derniers n'auront pas suffi... 



En passant le col de la Schlucht, le thermomètre est calé à -13°C. La route jusqu'à Colmar est bien dégagée. La zone où nous avons rendez-vous l'est moins.


C'est Chris le chauffeur aujourd'hui. Nous arriverons donc dans le bon timing, la route montant au parking du décollage étant enneigée (et non verglacée).


Deux voiles se battent pour tenir dans une aérologie encore pas installée.


Nous nous préparons tranquillement laissant quelques locaux s'élancer au-dessus de la neige.
Pour ne pas changer de mes habitudes, je ferme la marche derrière Thib et Chris.

On se retrouve rapidement dans une grappe devant le déco, le vent ne suffisant pas à nous tenir en l'air.

L'activité thermique encore cyclique a déjà été fatale à certains. La tendance SE est marquée et il vaut mieux bien se placer et rester haut.

Thib ira nous prouver que sa réputation de Thermal Monkey est toujours d'actualité... Il ira sonder les bassses couches pendant un bon moment. Je partirai vers Saverne dans le sillon d'une Soar (Air Design).


Le vent n'est pas suffisant dans les basses couches, il faut donc rester au-dessus de la crête et enrouler du thermique pour ne pas se retrouver trop bas. Le pilote qui m'a devancé en paye les frais, il pose à Haegen.

J'aperçois Chris derrière le verrou du Schaeferplatz, je temporise à la tour du Brotch. On continue ensuite vers le château du Haut Barr, avec un allemand en SWING qui ne traine pas. 

Je pousse plus loin vers Saverne. Chris s'est rallié au teuton... Je n'arriverai pas à les rattraper.

Au retour, c'est au-dessus de la Cuve de Pierre que retrouve Thib qui s'est sorti de jolis points bas, sortant enfin la tête de l'eau... Les conditions semblent maintenant se renforcer, le retour à Reinhardsmunster est plus aisé, les déclenchements thermiques devenant franchement plus puissants.

Le Sud-Est toujours présent rend plus intense la descente au sud malgré une belle laisse de chien pour éviter le venturi entre le Spillberg et le Reutenburgerkopf.

J'arrive à mi-hauteur face au grille-pain qui scarifie le relief. Je m'applique dans une danse des huit pour reprendre de l'altitude et, alors que je survole les lignes, Chris et son allemand sont sur le retour du col de Valberg. 

Il n'a pas l'air d'avancer bien vite et cherche à remonter en plaine pour garder de la marge par rapport à la forêt bien plus présente ici.

Je me trouve trop bas... je fais demi-tour et je rebondis vers le déco de Reinhardsmunster en le voyant descendre pour poser à l'atterrissage officiel. La radio grésille... Thib est de retour de Saverne.
Je ne comprends pas bien ce qu'il veut faire... une deuxième tentative vers Saverne, pourquoi pas.

Je m'engage déjà vers le Nord, mais dans mon rétroviseur je le vois qui semble chercher à reprendre du gaz devant le déco.


Demi-tour! On n'est pas à un mouvement d'essuie-glace près ;-)

En le rejoignant, la main de dieu me catapulte très haut au plafond qui est monté d'un cran à 860m d'altitude, me rappelant le froid de l'altitude, un de mes gants ayant rendu l'âme. 

Quelle souffrance! Je me demande encore comment Chris a pu tenir avec ses deux gants chauffants en panne dès le début.

Ce gros gain, m'invite à repartir au sud... cette fois la transition est une formalité. Je me laisse glisser vers le col de Valberg en acceptant le yoyo créé par des thermiques beaucoup plus printaniers. Le vent est maintenant beaucoup plus présent... ça défile à 68km/h.

Je m'arrête près de l'antenne de communication pour un retour qui va demander de jouer du barreau. Il faut accepter de perdre de l'altitude pour avancer plus vite. De beaux effets bagnards dégradent encore un peu plus la finesse.

La tension n'est que de courte durée... le froid se faisant moins piquant plus bas. Je rejoins enfin le grille-pain. Chris est remonté à pied récupérer sa voiture. Au tour de Thib de partir maintenant au Sud... 

Un dernier petit challenge Saverne?
Mon gant ne veut toujours pas redémarrer... Alors que je suis de nouveau au nord de Reinhardsmunster, j'entends Thib à la radio qui annonce son intention d'aller poser. 

Il n'est pas si tard mais la tendance Nord est un peu plus marquée et je commence à avoir froid.

2h30 de vol, même dans ces conditions extrêmes, c'est bien! 

Si on veut s'arrêter boire un café sur le retour, il vaut mieux aller poser. Je retrouve mes deux compères sur le plancher des vaches qui ont tous les deux un large sourire! Quelle journée !!!

Perfect timing, après une petite pause sucrée, retour à la maison avant le couvre-feu. 

Encore merci Chris pour la navette depuis Colmar.



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Vosges (2021): entre sirocco et tempête Ciara, douceur orangée au retour de l'hiver


Sirocco au Kastelberg (07.02)


Un dimanche encore bien venté surtout avec l'arrivée du sirocco sur l'Est de la France. 

Nous abrègerons notre randonnée de peur de nous retrouver sous des pluies de sable. 

Dommage, on serait bien restés plus longtemps pour profiter de ce changement d'ambiance radical. 


Rosé au petit matin jusqu'à notre départ du Hohneck, pour s'assombrir avec du noir et blanc et pour finir orangé au Kastelberg lors de notre retour à l'auberge du Pied du Hohneck.

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Vol rando à Balveurche (09.02)

La tempête Ciara fait rage sur l'Europe nous apportant ses déconvenues en froid glacial et vents encore très forts. 

Aujourd'hui, éole nous donne un court répit mais les nuages bas font eux de la résistance en attendant le retour du soleil. Toutes les parties sommitales sont dans la brume aux entrées du massif.

Je me rabats vers les chaumes de Balveurche assez tardivement (repérage oblige, entre les lacs de Retournemer et Longemer) qui m'offriront un petit créneau bien orienté. 


Je regretterai amèrement mes gants chauffants que j'avais laissés dans la voiture pour m'éviter du poids lors de la randonnée retour du lac de Retournemer au collet. 

Dommage car il y avait comme un goût de Printemps avec un thermique me projetant au-dessus du décollage que je finirai par quitter, ne voulant pas entendre mes doigts congelés craqueler.

Une belle découverte tant en l'air qu'au sol (ne pas rater l'embranchement qui permet de traverser la Vologne ;-)). 

Une alternative au Treh par tendance sud-ouest à réitérer quand les conditions de vent se prêtent à un petit thermo-dynamique.

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Vosges (2021): petite fenêtre au Treh entre les averses hivernales


Alors qu'il nous avait rappelé les hiver ancestraux pendant près de deux mois, le manteau neigeux a péri en moins d'une semaine sur le massif vosgien, ravagé par les pluies intenses.



Les chaumes sont tristes et pleurent des ruisseaux. Le soleil est encore bien timide mais nous offre quelques bulles pétillantes qui nous permettent de ralentir notre retour au sol.


Retrouvailles bien sympathiques au Treh avec le duo de choc Chris et Mouky, qui plus courageux et sportifs, auront gravi les 720 mètres de dénivelé de Fellering au Trehkhopf.


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Un sentier vers le ciel (2020)...

Petit retour en images sur cette année bien particulière qu'a été 2020.


 

Vosges (2021): coucher de soleil tempétueux au Hohneck


Le Hohneck, un grand classique dans les Vosges, facile d'accès, il attire de nombreux visiteurs et, encore plus, en cette ère pré-apocalyptique où les restrictions sanitaires vont bon train.

Alors, pour se retrouver seul en son sommet, il faut choisir le bon timing (soit très tôt, soit un peu avant le coucher du soleil, ce qui laisse juste le temps de redescendre dans la vallée avant le couvre-feu) et les bonnes conditions météo (en d'autres mots, bien hostiles à l'homme)... et le moins qu'on puisse, c'est que j'ai été servi!

La montée semble moins raide tellement la neige a envahi le col et le versant ouest. La neige du haut est chassée par un vent violent de sud. 

Les blocs de rochers et les arbustes qui délimitent le couloir Wormspel ont disparu. Il faut se fier aux piquets qui cherchent à respirer, le précipice n'est pas si loin et les risques d'avalanche non plus.

En haut, des volutes glacées frappent violemment le refuge. La nature dans tous ses états!

Le sol craquelle sous les raquettes qui cherchent un passage entre les stigmates de la civilisation du week-end dernier. Il devait y en avoir du monde ici à piétiner la place.

Des rafales me jettent vers le Schaeffertal. Des coulées de neige virevoltent vers le bas. Je serais peut-être mieux sous le vent du dôme. J'y suis poussé de toute façon. Plus bas, c'est pire dans les rotors.


Je me dépêche de revenir au soleil, qui a déjà disparu au loin vers la vallée de Kruth. Je lutte pour tenir debout, j'ai l'impression de réapprendre à marcher. 

Mon appareil photo, lourd dans le fond de mon sac, m'évite de m'envoler. Il y restera... je n'aurai que le courage de sortir mon smartphone pour immortaliser la scène.






En redescendant vers le pied du Hohneck, la rage des éléments 
semble un peu s'atténuer.

Quelles sont belles ces Vosges, à la porte de la nuit, seul.


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