Vosges (2019): entre averses et plafonds bas: la brume et le feu

Cela fait déjà trois semaines que nous sommes revenus des Dolomites et ce bel été indien qui se profilait s'est vite envolé cette année sous nos latitudes.

Le stratus bas a envahi le ciel avec sa meilleure alliée... l'humidité. Alors quand ces deux là décident d'aller voir ailleurs le temps d'une journée, nous n'hésitons pas une seconde, retour en images sur les crêtes Vosgiennes.

Le Printemps indien le temps d'une journée...

Avec la pluviométrie des derniers jours: on s'attendait à un risque d'étalement fort; avec le voile annoncé: une journée bien écourtée... rien de tout ça ou presque!

Direction le Petit Drumont où un ciel de rêve nous attend, sans le plafond céleste qui va bien avec. 
De jolies rues de nuages strient un  beau ciel bleu, l'air au sol est bien frais sous l'influence du nord. 



Probablement échaudé par ses décollages tardifs du Col de Rodella, Chris retrouve sa place de fusible à la maison en montrant la voie... à titiller les barbulles à 1700m. 

Loïc sera fidèle à son pseudo et lui emboite le pas. 

Je prends le train derrière, en écrasant d'un pied lourd la jolie Swift de Julien F. au passage qui me barrait l'envol (oouupppss, désolé).

Hervé et Pino nous rejoindrons peu après.

Plus bas, on voit deux lames qui transitent du Treh. Ben et Jéjé nous diront le soir être partis à 1400m... belle manière de tâter les basses couches!

La nébulosité est déjà importante à 1600m. Chris est parti à Rouge Gazon mais revient bredouille en rampant sous le Gusti. 

C'est champagne plus haut et les bulles font disparaître les pilotes dans les volutes.

Une première, trois milans royaux dessinent le thermique derrière l'antenne du Gustiberg. Je m'y lance avec Loïc. 
Il va falloir qu'on les reconnaisse à l'avenir car ce ne sont pas des vautours et ils sont peu partageurs. 


L'un d'eux sort le train d'atterrissage et montre clairement son intention peu amicale de nous écarter, ce que nous faisons sans broncher... en s'apercevant rapidement qu'ils disparaissent aussi dans le nuage. Garde ton cap gentil milan... 


Tout le monde se retrouve au Nord du Gusti... Chris, l'homme qui parle à l'oreille des nuages, part en traversant le cum derrière le Gusti suivi de Pino. 

L'armada suit en quinconce derrière en cherchant les meilleures lignes pour le col d'Oderen. On se retrouve plus ou moins tous au-dessus de la Ferme Auberge Felsach sauf Pino qui n'y a pas cru et a fait demi tour vers le Drumont.

Chris et Loïc trouvent les premiers la sortie mais c'est Hervé, arrivé plus bas qui en se décalant plus au Nord trouvera la meilleure affaire. Je patiente au lieu de fondre sur ce dernier. Ils partent à trois au soleil... la rue à gauche m'inspire. 

Je lâche mon ascendance moins performante avant d'atteindre le sommet et je me décale. A l'ombre, je n'ai même plus besoin d'enrouler... je rattrape mon retard.

Super ce vol de groupe tous les quatre. Les deux lames ont disparu... certainement à l'Ouest. 

Les plafonds bas ne nous ont pas vraiment convaincu... le problème c'est qu'ils le sont tout autant plus loin au Nord. 

Ca ne va pas être facile car les reliefs réduisent les marges de hauteur au Nord. On a du baume au coeur, l'émulation est là. Nous nous relayons et progressons par paire. 

Nous refaisons un peu le plein avec Loïc au-dessus du col du Bramont pendant qu'Hervé et Chris ont débusqué un missile qui glisse le long de la route des Américains sous le Rothen. Ils disparaissent haut dans le nuage. Nous ne les reverrons pas... 

Je passe le Rainkopf par l'Est pendant que Loïc reste au soleil... une bonne ligne qui me propulse vers le Hohneck où le couloir Wormspel me fera rebondir dans un thermique plus modeste au plafond qui s'allume... 

Je quitte le nuage sans y rentrer de peur de m'y perdre... Loïc le grignote et me coiffe de nouveau en passant au-dessus de la Martinswand. 


On passe très bas au-dessus de l'Auberge des 3 fours pour s'engouffrer dans le col de la Schucht. 

On arrive trop bas pour passer à l'Ouest. La crête tenouille tout juste... J'arrive à repasser au-dessus mais trop tard. L'ombre a cassé le rythme... je rejoins Loïc dans le trou et me laisse glisser au soleil au-dessus du pierrier qui est juste en dessous de l'ancien centre médical de l'Altenberg. ça remonte dans un thermique un peu contrarié... 

Je pars vers le Lac Vert que je survole bien bas et je rebondis sur les premières chaumes du Gazon du Faing. Je patiente dans un thermique faible... Loïc me rejoint mais arrive trop bas. Il glisse dans la combe du Ringbulhkopf. Les cumulus sont bien présents vers le Lac de Forlet. La face au dessus du lac est au soleil... Gaazzz!

Je longe la crête en saluant les randonneurs. Je n'ai jamais été aussi bas ici! L'envie d'y poser est grande... mais la sortie est devant. Du Sud-Est est bien présent, il devrait m'aider... ça flotte mais ça ne monte pas. Je bascule côté alsacien à chercher le thermique salvateur... je le trouve mais il m'abandonne! Arrggghhh! Je vois Loïc qui s'est sorti de son mauvais pas. Je suis 100m au-dessus de la chaume Sud... trop bas pour basculer vers le Lac Noir avec ce Sud-Est qui me mettrait sous le vent et m'enterrerait dans la cuvette. Pas envie de ça! Il y a des cums en plaine... l'aventure aussi, ces reliefs me sont complètement inconnus. Loïc a fait demi-tour vers le sud. 

Le Sud-Est se fait plus présent alors que je longe sous la crête menant au col de Weittstein. Mauvais cheminement en évitant plateaux et forêts, je me retrouve sous le vent des collines orientées Sud-Ouest. J'arrive sous le col... les thermiques sont désorganisés. Je plonge en voyant la crête s'éloigner. Impossible de rejoindre la face Sud qui me permettrait d'être au vent... il ne me reste plus qu'à trouver où poser et les options se tarissent petit à petit. 

Un grand prés sur les hauteurs de Soultzeren a attiré mon attention dans ma longue descente aux enfers... c'est le seul qui m'inspire. Après, trop de lignes, trop d'arbres, de maisons, de pentes. Il est sous le vent, mais est dégagé ce qui devrait le rendre aérologiquement sain. A l'approche deux gros chiens débouchent de la dernière rangée d'arbres, heureusement ils ont plus peur que moi... Ils restent à bonne distance quand mes pieds rejoignent le plancher des vaches.
L'herbe est grasse et verte. Les petits cumulus derrière vers Munster me narguent.

J'ai manqué un peu de réalisme sur cette fin de vol mais je suis content d'avoir été chercher plus loin... Il aurait fallu chercher plus derrière pour arriver suffisamment haut dans le col de Weittstein pour espérer en ressortir. Encore riche d'enseignement!

Je me presse de plier et descendre vers le village en contrebas... la suite? Juste une récompense et une invitation à tenter l'aventure même si les circonstances ne sont pas forcément propices. En rejoignant la départementale à la sortie de Soultezeren, je tombe sans attendre sur une première voiture qui me remonte au col de la Schlucht. Son conducteur fort sympathique me laissera à l'entrée de la route des crêtes. Entre temps j'apprends que Loïc a posé lui aussi... en contrebas de la Bresse Station.

Le doute s'installe quand après 10 minutes et 5 voitures, je suis toujours à tendre le pouce. Le drapeau retour de Loïc finit par faire son effet. Un sympathique conducteur s'arrête car il n'a pas pu lire les inscriptions... 

Il m'explique que le Col du Bramont est fermé pour cause d'incendie d'une maison sur les hauteurs de la Vologne et qu'il doit aller à Mulhouse. Son malheur fait mon bonheur... il me déposera derrière le Markstein.

Je redécolle du déco Sud du Treh à 17h10 et je glisse dans l'ombre, poussé vers le bas par du Nord-Est dégoulinant. Le voile d'altitude est arrivé plus tard que prévu pour le plus grand plaisir des copains plus réalistes qui ont réussi à boucler (merci à Chris et Pino pour avoir redescendu la voiture du Drumont). 

On se retrouve tous dans un timing parfait au wagga (Loïc assurant sa récup en 5 stops en passant par le col d'Oderen et Hervé ayant bénéficié de la restit' magique du Treh). 



Superbe journée qu'on finira en débriefant entre les bières du Wagga et les excellentes pizzas de la Marinella à Saint-Amarin.






Ambiances d'Automne, la brume et le feu


La pluie et l'humidité se déversent dans les vallées Vosgiennes depuis lors... 

Une petite éclaircie nous permet de profiter des belles ambiances de fin de journée entre le col du Brabant et le Lac des Corbeaux.

Les chaudes couleurs de l'Automne n'ont pas encore complètement envahi bois et sous-bois, mais cela ne devrait plus tarder. 

Les amanites tue-mouche bordent les sentiers. Les moutons ont été déplacés sur les versants sud.


Les volutes s'enroulent dans les fonds de vallées et sur les crêtes, le soleil qui resurgit, enflamme les prés sur les hauteurs.






Le lac des Corbeaux est encore un peu éclairé quand nous le rejoignons. Le retour par contre se fait à la lumière d'une demie lune. 


Que du bonheur!

#la Vie en Vosges


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ICI et ICI ;-) 




Vosges (2019): soaring automnal au Rothen début septembre?

Il y a trois jours, les conditions semblaient encore estivales offrant de belles balades aux meilleurs qui ont ouvert la saison 2019/2020 du Championnat Régional de Distance des Vosges en fanfare (140kms quand même pour début septembre)!

Deux jours après, c'est plus la même musique, 1600 mètres d'altitude max et des lumières contrastées d'automne pour un vol en soaring au Rothen.

Arrivé à 11h30, quelques randonneurs affrontent la montée balayée par un vent de Nord Est bien rafaleux et bien frais. Pas de pilote sur les chaumes... le ciel est déjà masqué et les cumulus commencent à se goinfrer de l'humidité du sol. De bonnes rafales brassent les gentianes qui font la gueule mais qui ont survécu aux canicules de l'été.

Après une bonne heure à attendre que ma voile soit moins frénétique au sol, je lui donne l'ordre de prendre la voie des airs, ce qu'elle fera dans la seconde. C'est l'ascenseur expéditif à plusieurs centaines de mètres au-dessus du Rothenbachkopf pour un vol d'1h40 en thermo-dynamique.

En avançant dans la vallée de Mittlach 30kms/h de vent me rappellent que c'est encore bien fort. Le Rothen semble plus protégé en altitude avec un 20kms/h max.

Il en est d'une toute autre histoire au déco où je suis bien mal accueilli: tendance Nord, thermique déclenchant devant et le long de la crête qui glisse vers l'auberge de Steinwasen, bref tout pour tordre ma voile et me rappeler à la vigilance.

J'essaie de poser... 3-6, wings, je tire loin sur la chaume vers Kruth... chaque fois je remonte dans 25kms/h renforcés par l'instabilité du déco. De nouveau à 1400 sans enrouler.

Je vois deux pilotes tenter de décoller dans la pente Nord, mais malmenés, ils se replient au col.
Après 30 minutes à trouver la ligne descendante, je finis par profiter d'un creux pour enfin poser.

Pause - pendant que je reprends des forces empaqueté dans ma voile pour me réchauffer, je ne m'aperçois pas qu'un nouveau pilote s'est installé sous mes pieds. Il est monté depuis Mittlach (probablement un voisin à toi, Antho!?) par la route forestière et a laissé son 4x4 à l'auberge de Steinwasen (où il finira par poser plus tard, d'ailleurs).

Dans le même instant, je vois surgir une Cure et une sellette que je reconnais... Alan avec qui nous avons découvert les Champis la semaine dernière.

Quel hasard.... Nous voilà parti chacun pour une bonne séance de près de trois heures, à suivre chacun notre programme du jour. Vol de proximité, repose au sommet, wagga session dans la pénombre des cumulus stratifiés! ça rentre nickel les hélicos au sol, Alan!


17h, le vent est passé Nord et faiblissant, nous partons poser au col.


Le soleil est revenu plus présent entre le Rainkopf et le Rothen, glissant et étendant les ombres vers la plaine d'Alsace, moment de prédilection, d'échange avec la nature.


 Dernier regard avant de replonger versant Vosgien.

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Vosges (2019: des Champis vers les extrémités du massif...


Les prévisions sont revues à la baisse la veille au soir. Il semblerait que les plafonds soient plus élevés en partant du centre du massif. J'arrive à rentrer en contact avec Alan du club des Counailles qui est partant pour décoller des Champis, parfait! à côté de la maison. Chris est bien sûr très curieux de connaître de nouveaux déco plus intimes et moi aussi. Ca va changer du classique Drumont!

Nous avons donc rendez-vous au pont de Bramont à 9h30 où nous retrouvons Alan (que Ben m'a présenté il y a une semaine), Julien (rencontré l'an dernier à Chêvre Roche, c'est le gardien du site), et un autre Christophe (qui s'avère être l'oncle de notre ami Boyo avec qui j'ai ratassé ferme à Surcenord hier!, le monde est petit).

Objectif du jour

Déjà s'extraire ;-) ... et mon plan de vol grossier était de tenter vers Saint-Dié, filer à Remiremont (que je commence à connaître) et revenir par le Treh pour boucler.

Quand nous arrivons aux Champis par le petit chemin forestier, le vent est dans l'axe et affiche un petit 12kms/h en Sud-Est!

Nous nous préparons en attendant de voir quelques bourgeonnements plus persistants dans ce ciel bleu et limpide. Ca se met un peu plus en place vers le Hohneck et sur les crêtes.

Extraction et après?

L'extraction se fait assez aisément pour tout le monde et à ce petit jeu, c'est Chris qui fait le plaf à 2100 le premier... une machine de précision cette Peak 4. Je décolle en dernier (comme d'hab me direz-vous ;-)), gêné par un VTTiste  qui prend le déco pour un parking à vélo et qui semble rechigner quand je lui demande poliment si il peut se décaler! Je n'arrive pas au sommet du thermique!

Alan (Cure) part en éclaireur, Chris à côté... le scénario ne me plait pas. Je les vois se faire enterrer en essayant de rejoindre le Valtin.

Alan, plus à l'écart, passe Haut Gazon de justesse. Chris arrive dessous la ligne de crêtes, et le piège de la roche du Diable semble se refermer sur lui.

Pas de faces Est ici,, impossible de venir s'appuyer quelque part. Je le vois sombrer en enroulant du rien au-dessus du lac de Retournemer. Il avait l'envie de bien faire aujourd'hui. Je suis triste pour lui.

Pendant ce temps, Julien (Rush 4) a emboité le pas à Alan qui semble sortir sur les Roches du Valtin.
Christophe et sa Nevada 2 s'en sort le mieux de nous 5. Il réussit à prendre un boulet de canon au Gris Talet.

J'y crois, ça passe 100m au-dessus de Haut Gazon! Je continue à descendre... ça devrait pourtant porter en dynamique... le SE du Hohneck dégouline dans la vallée. J'y crois, ça va reprendre.

BIM, la combe du Bois de Lesseux me remonte dans un petit thermique teigneux mais couché que je lâche. "Non, non, non pas maintenant bordel!!!". Je ne vois plus que Christophe. Julien a aussi sombré? et où est Alan???

Je me décale plus au Nord là où j'ai eu l'impression de voir Christophe se faire démonter.

Je passe sous la crête... je regarde les champs en-dessous tout en me forçant de respirer.
De grands lacets à plat, je parle à mon Alpina..."Allez, allez, trouve le moi ce costaud!"... et là des hirondelles m'évitent et repartent à droite, je les suis sans réfléchir!

BOOOUUUMMMM , là c'est du lourd qui cabre ma voile! C'est petit, mais je ne compte pas le lâcher cette fois. Je serre le coeur jusqu'au bout à 2200m. Je vois Christophe qui zone plus bas...

Il faut se mettre au vent de ce SE qui perturbe nos plans de groupe de monter à Sainte-Marie aux Mines et redescendre au Treh...

J'appuie l'accélérateur et vise la partie la plus fine pour rejoindre les crêtes... direction le Haut Fourneau près du Tanet! J'arrive tout juste à 140m sol et reprend de nouveau un missile qui m'enverra dans les couches plus hautes pour le restant du vol.

Du Tanet à Sainte-Marie, seul!

Ecrasé plus au Nord sur la crête du Valtin, j'entends Alan qui propose de s'écarter à Saint-Dié.  Trop tard pour moi... je suis en orbite pour monter au nord et la ligne est bien tracée.

Maintenant, je commence à connaître la route, comme dirait Loïc!

Je ne tombe pas dans le piège de Surcenord et le Grand Bézouard est une formalité. Je ne cherche pas trop loin vers Sainte-Marie des fois que je puisse me détourner vers Saint-Dié...

Retour, au nuage, je me décale franchement vers Plainfaing pour éviter ce vent d'Est qui s'écrase sur le Valtin et nous avec.

Ca marche bien par contre j'entends Alan qui vient de poser... Zut! Il ne reste plus que Christophe (sous sa Nevada) qui a des problèmes avec sa radio. Entre temps Chris a redécollé du Rainkopf... je le vois au livetracking.

Comme dit Loïc, maintenant je connais la route, alors je vais essayer d'optimiser sans stress.

Seul on vole plus lentement... à
tort! Va falloir corriger ça!



Gérardmer défile... puis Chèvre Roche, où j'aperçois des voiles décoller (sans le savoir, Julien aura réussi à rentrer chez lui et en décollant à 14h, fera un beau FAI de presque 65 bornes, il m'aura aperçu sous mon nuage, trop fort!).


De Remiremont au Drumont

Tout est dans la lecture des nuages me disait Charles Costel (top crosseur de la vallée de Lauzieres)... et cette journée lui donne encore raison.

Contrairement à hier, je vais me coller dessous et je ne vais pas jouer dans le bleu de fin de journée.


A Remiremont, je tire timidement plus loin à l'Ouest... je suis trop devant, le gros cumulus ne monte pas bien.

Je me décale dessous, toujours aussi peu vivant!

Il donnera toute son énergie quand je me décide à retraverser la vallée de Rupt... encore de quoi apprendre sur le placement pour faire de gros circuits!

Dans l'immédiat, je dois me concentrer sur le retour...

Je trouve une bonne ligne (celle que j'ai déjà vu sur de nombreuses traces)... ça marche! Je distingue Rémi de NVL avec sa M6 qui me rejoint plus bas. Je l'attends un peu.


On finit par rallier le Drumont... je le laisse passer devant.

Il commence à être tard et les cumulus s'éteignent autour.


Dernier thermique!

17h35, je m'élance derrière Rémi, plus haut, à 2350m en direction du Treh... Mon instrument m'indique une belle distance...

Un peu plus tôt j'aurais peut-être pu aller chercher le 130 FAI vers le Grand Ballon ou Cernay. Je me contenterai d'un 116 bouclé... et ce n'est pas gagné!

Plus de voiles ne décollent du Treh, normal, y a du SE... mais peu aussi du Drumont!

Je m'accroche, comme hier dans le dernier ascenseur... très lent en me faisant dériver vers le Nord, ma destination! Péniblement je remonte à 2200m!

Tellement large pour rejoindre les Champis que je dois faire des 3-6 pour faire mon approche au déco... fatigué, stressé, je rate de 2 mètres mon posé face au vent.

Je glisse dans la lumière du soir à la Bresse où je pose finalement à la graniterie. Merci à mon voisin Eric pour m'éviter la petite rando pour récupérer la voiture.

Merci aux copains des Counailles pour la découverte des Champis. On s'y refait un beau vol dès que possible!



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