Turquie (2014): Pamukkale, superfinale PWC au-dessus d'Heliapolis

C'est en remontant d'Antalya vers Izmir que nous nous arrêtons à Pamukkale.
 
Cette petite bourgade située à 15 kilomètres de Denizli est bien connue pour son site archéologique, ses sources chaudes (45 °C) et sa blancheur géologique (carbonate de calcium) incroyable.



C'est aussi le siège de la super finale 2014 de la PWC (Paragliding World Cup).


La première manche débute d'ailleurs le lendemain de notre arrivée.

L'ambiance y est décontractée et la discussion facile. La manche est malheureusement annulée, faute d'une trop grande stabilité et d'un vent Nord qui vient perturber l'organisation des tâches.

Nous découvrons quand même le fleuron des parapentistes de la planète (un grand bravo à notre équipe nationale avec ses 34 pilotes français(es) sélectionné(e)s, merci à Maxime B. pour sa gentillesse et ses longues explications).

A défaut de ne pouvoir admirer la grappe, haut dans le ciel, nous nous avons la chance de discuter avec quelques pilotes (affûtés sous leur Enzo2 ou IP7 Pro) et de les observer se lancer du décollage de Cokelez en direction de Pamukkale.


Pour suivre la compétition qui se terminera le 5 octobre 2014, n'hésitez pas à consulter les blogs régulièrement mis à jour de:

Maxime Bellemin
Laurie Genovese
Maxime Pinot

et bien sûr le site de la PWC.



Retrouvez donc quelques photos de cette rencontre.







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Liverdun (2014): à l'abri des fortes chaleurs et des orages.

Avec une météo estivale capricieuse, bien avisé est Lolo ce samedi en proposant la falaise (encore) non-conventionnée de Liverdun... Protégé par sa forêt dense, ce morceau de calcaire offre quelques belles lignes dans une cotation moyenne plutôt dans le 6, avec des profils verticaux et athlétiques.

Une bonne séance d'escalade pour tout le monde.

Lolo taquine le 6c à vue et ne devrait pas tarder à s'y installer. Cosmos et F se défendent plutôt bien pour leur part dans le 6a. Quant à Chris, elle pousse le niveau dans le 7b+ mais reste sur ses appréhensions de bloqueuse en gardant la corde au-dessus de la tête.



Il faut dire que le sable est bien présent et donne ce petit goût aléatoire qui est d'habitude plus spécifique aux falaises de grès.

Pour se surpasser techniquement, nous sommes donc contents donc d'avoir la perche et/ou des grimpeurs plus valeureux pour monter les moulinettes.

Un bon volume de voies au final qui nous amène à finir dans un resto fort sympathique: le Pavillon Bleu.


http://www.verticaltrotters.com/2014/07/liverdun-infos-utiles.html

Les photos...




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Liverdun (2014): infos utiles




Cette petite falaise n'est plus officiellement autorisée par la mairie depuis 2009 à la suite d'un rapport du Bureau d'études et de recherches biogéotechniques.

La FFME avait promis d'essayer de résoudre la situation en ouvrant un dossier de conventionnement, mais depuis lors le dossier semble traîner.

Toutefois, grand nombre de lignes restent grimpables en toute sécurité. Cependant, en vous aventurant sur cette jolie falaise de calcaire doux (très doux et très friable!), vous le faîtes en votre âme et conscience, à vos risques et périls.

La grande particularité de cette falaise est qu'on peut y grimper autant par fortes chaleurs que par averses orageuses.

Son inconvénient majeur... une pratique bien sableuse!

Nous vous déconseillons le secteur du fond qui paraît bien instable et quelques voies dont les sommets ne semblent plus très sains (J'en ai rêvé, Hervé l'a fait...).

Comme en terrain d'aventure (TA), il est bon de progresser en contrôlant les prises qui sont susceptibles de lâcher et de les laisser tranquilles quand on sent une instabilité.

Le port du casque est vivement conseillé et est obligatoire pour l'assureur.

Rocher

Calcaire bien friable


Equipement

Scellements, relais chaînés


Voies

15 mètres en moyenne
Du 4 au 7c.


Orientation

SO (ombragé)



Topo

Non officiel: ici!

Accès

L'accès est relativement simple et évident. Il suffit de mettre Rue du Port à Liverdun dans votre GPS. Il devrait vous amener à une grande aire où vous pourrez vous garer pour éviter de déranger les résidents de la rue du Tir. Après, il ne vous reste plus qu'à remonter la rue du Tir et à monter le chemin herbeux sur votre droite. Une trentaine de mètres plus haut et une petite sente monte de nouveau sur la droite et après une centaine de mètres vous amène à la falaise.

Plan


VisualiserFrance: entre Meurthe et Moselle, Liverdun en plus grand!

Plus sur Internet


Corse (2014): galerie photos

Quelques photos entre Corte et Ajaccio (Restonica, Richiusa) et autour de Bavella. La Corse, cette île de beautés! 

 

 

 Entre Corte et Ajaccio



Cuccia PGHM Punta Spenicazzia Richiusa Lac Melo

Autour de Bavella



Ferriate Conca San Cipriano Bavella Arête Zonza

Vosges du Sud: entre Lac Blanc et Treh


Voilà un petit week-end bien estival pour la fête de la musique! Pour une fois, pas une goutte de pluie et des températures dignes d'un mois de juillet.

Nous décidons le dimanche matin même de prendre le frais et nous filons dans les Vosges pour une petite randonnée verticale (merci à Serge pour son inspiration) au-dessus de la plage du Lac Blanc.

Ce n'est pas la première fois que nous nous lançons dans la voie normale du Hans, mais cela remonte quand même à quatre ans la dernière fois que nous l'avons gravie.

Une belle main courante permet de descendre plus sereinement.

Quand nous atteignons la vire herbeuse en contrebas, nous croisons un groupe de jeunes collocs européens qui cherchent le secteur d'initiation. Ils ne trouveront rien si bas et devront reprendre la sente jusqu'au sommet!

Quand nous arrivons, un couple de quinca est déjà au pied de la voie. Ils ont déjà escaladé la voie et s'affairent à leur pique-nique.

Ils sont rejoints par une cordée d'amis, mais ces derniers sont soudainement suivis par un attroupement de grimpeurs qui viennent ici pour en découdre avec le rocher du Hans.


En dessous, des plagistes se sont étalés autour du lac et des baigneurs peu frileux sillonnent les pourtours du lac.

Nous ne traînons pas sauf pour se rassurer et assurer dans quelques passages plus raides.

Les deux premières longueurs s'enchaînent avec une corde à double de 60 mètres, et on arrive au deuxième relais sans trop souffrir du tirage en rallongeant plusieurs dégaines.

Les plaquettes des relais ont été remplacées par des scellements peu communs (arceaux uniques larges).



Deux parapentes (Ice Peak et Aspen) viennent nous narguer et
prendre du gaz à l'autre extrémité du lac.
De l'autre côté, vers le col de la Schlucht, c'est le manège ascendant et descendant des volants. L'activité thermique a l'air très cyclique aujourd'hui.

Mais revenons à la troisième longueur en 5a qui fait la réputation de la voie: une belle envolée aérienne sur une étroite lame, avant de s'engager dans une petite cheminée et un réta bien crochetant pour déboucher sur la vire majeure.

Ne reste alors plus qu'un ressaut athlétique en 4c pour atteindre les cieux et la vierge qui guette en haut du rocher.

Nous aurons été accompagnés par une flèche locale (Colmar) fort sympathique, qui aura pris la parallèle finissant avec Benjamin (un 5b athlétique).

Les autres grimpeurs ne semblent pas avoir suivi ou ont pris leur temps.


Pendant ce temps, les collocs de Fribourg s'éclatent dans le secteur d'initiation.

Les spectateurs randonneurs défilent aussi nombreux aujourd'hui.




Nous laissons le lac derrière nous et prenons la route des crêtes pour rejoindre les parapotes et peut-être voir encore quelques pilotes s'élancer du Treh. Il est tard mais quelques voiles flottent encore au-dessus du Markstein.

Nous profitons pour visiter le décollage en sud-ouest qui a bénéficié d'un rajeunissement bien appréciable.

Le chemin d'accès a été refait, des rambardes viennent aider les parapentistes dans la montée et l'aire d'envol est en phase d'assainissement.

Nous retrouvons MysterFred qui remonte de l'Aérotec. Même si les conditions n'étaient pas faciles aujourd'hui, il a bien volé (45 bornes de plus au compteur).


Nous nous arrêterons finalement dans la petite ferme auberge Hahnenbrunnen (oubliez les restaurants du Treh), bien sympathique, où nous célébrerons ce début d'été 2014 dans la joie et la bonne humeur avant de reprendre la route pour la Moselle.

Un dernier regard sur les crêtes avec un ciel traversé de pourpre et d'or...

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Suisse, Hintisberg: face à l'Eiger, Mönch et Jungfrau

Après 2 jours et un peu moins de 700 mètres dans les pattes: F a le dos qui couine, mes pieds chauffent et seul Vivien semble tenir encore la route.


Nous avons décidé de découvrir un site avec moins de dénivelé (180 mètres) à proximité d'Interlaken: l'Hintisberg.


Il faut bien compter au moins 40 minutes pour accéder au parking. De là, une petite marche d'autant nous mène au pied d'une superbe face calcaire.


Plusieurs cordées s'y sont déjà étalées, nous laissant encore le choix du menu.

Vivien a faim et nous propose Escalera (6a max, 5c oblg).

Il va être servi! Le 5b de départ donne le ton, mais s’avérera presque la longueur la plus dure de la voie. Après, tout se déroule en suivant une logique d'escalier. Des strates, des murs plus raides, des poches et des bacs généreux, des tracés sinueux, quelques surplombs et le tour est joué. L'escalade y est homogène.

Vivien aura apprécié, non sans soupir, les 3es dégaines aérées de chaque longueur.
 
Derrière, nous ne traînons pas, sauf pour contempler et photographier les sommets mythiques qui se dressent dans notre dos. Quelle sensation de savoir que les aventures les plus folles de l'alpinisme suisse y sont gravées. Eiger, Mönch, Jungfrau...


Mon regard se perd de temps en temps dans les cumulus qui se développent trop, et j’aperçois quelques parapentes qui n'ont pas de mal à monter aujourd'hui. Ces super cumulus se transforment en monstres au fil de notre montée. Certains pilotes (ou d'autres) se sont décalés et se retrouvent maintenant sur nos têtes... arrgghhh, les chanceux! Sacré journée pour les amoureux de la montagne!

Dernier petit effort avec une sortie en 6a. Quand nous entamons notre série de 3 rappels (deux brins de 60 m, c'est optimal), deux jolies Suissesses qui sont parties bien plus tard arrivent déjà au relais, le temps d'une parlure.
Elles sont d'Interlaken et l'Hintisberg est leur jardin... et quel Jardin!

Le temps nous chasse, la météo aussi d'ailleurs. Ce week-end en terres helvétiques est terminé et nous donne tous envie de remettre cela au plus vite!

Nous quittons Vivien à Strasbourg entre les retards indéterminés de la SNCF et quelques boules de glace pour nous rafraîchir de ces 37 °C de fin de journée. A ce petit jeu là, il ratera quand même son train...

Accès & topo


En venant d'Interlaken, on traverse Wilderswill puis après Zweilütschinen, on prend direction Grindelwald. A Stalden, on passe sous un petit pont et c'est parti pour de nombreux lacets avant de déboucher sur les premiers chalets. Le topo est précis et on se retrouve vite au parking.




Visualiser la carte Suisse: Hintisberg en plus grand!



Nous avons navigué avec la version précédente du Plaisir West pour arriver au pied des voies... un jeu d'enfant!

Un bon topo, donc, qu'on peut retrouver sur le site de l'éditeur Filidor ou commander en ligne dans plusieurs boutiques (voici un lien par exemple!).


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Suisse, Räterichsbodensee et Gerstenegg: de la dalle avec un grand "D"

Après les 400 mètres de Salü Jan dans les Gastlosen, toute l'équipe n'est pas au plus haut de sa forme. Aussi, en se couchant à 2h du mat, il est difficile d'envisager un départ au pied d'une voie à la fraîche le jour même.

Un petit déjeuner continental au Wadhotel à Interlaken, et hop, nous partons pour le Räterichsbodensee, un lac artificiel bien... glauque.



A notre arrivée, nous remarquons rapidement que les voies que nous convoyons se trouvent sous des névés ou dans l'axe de ruissellement. Il nous faut trouver un autre projet.


Mon œil est attiré par des tâches colorées bien plus haut dans le ciel... mais cela vole ici! La vue doit être grandiose de là-haut. En mon fond intérieur, je me fais la promesse de revenir l'année prochaine avec les parapotes.

Mais revenons sur terre. Nous décidons de partir à l'assaut d'une énorme dalle granitique dans le secteur Cross du Gerstenegg.

Le topo est mal foutu, nous perdons un peu de temps à trouver le parking qui est juste en dessous.

Finalement, ce n'est peut-être pas le topo ;-). Dans la sente qui mène à la falaise, nous bifurquons à gauche avant la passerelle et nous nous rallongeons de plusieurs centaines de mètres, rendant ainsi visite au superbe pont vénitien en amont.

Finalement, nous revenons sur nos pas pour nous retrouver cette fois au démarrage de la voie à une heure presque aussi tardive que la veille... Fliegender (5a max, 4c oblg.) ou Krümel (5a max, 4c oblg)? On choisira plus haut.


Malgré son aversion bien connue pour la dalle, F se lance dans les premières longueurs et ouvre la danse avec un passage qui lui met un peu le cerveau à l'envers.


Il se reprend et enchaîne les 3 longueurs suivantes en corde tendue et opte pour Krümel. Les longueurs suivantes en 4b, 4c vont lui paraître impossibles, et c'est à quatre pattes qu'il atteint le relais.

Il est toujours plus facile de rigoler dans des dalles quand on est en moulinette!

On tape des runs chronométrés avec Vivien, améliorant ainsi notre vitesse de progression.

Je prends la suite en traçant dans une longueur en 3b. Le passage suivant se redresse et, malgré une cotation bien modeste en 5a, je passe finalement le relais à Vivien qui se fera un plaisir de caler les pas plus difficiles de la voie et tout cela en peu de temps.

Résultat, nous arrivons en haut de ces 270 mètres après seulement 2 heures d'escalade.

En nous enfonçant dans les buissons, nous retrouvons la descente. Superbe spectacle géologique! Nous redescendons entre rimaille et blocs de granite.

La prochaine fois, il faudra sortir au sommet de la Strada du secteur Dom en cumulant ainsi 670 mètres de dénivelé.




Le Gerstenegg, en étant à quelques pas du parking, offre une belle ambiance et une expérience unique de la dalle avec un grand "D". Ici, vos chaussons asymétriques et techniques seront un handicap. Plus ils seront souples et mous, plus vous vous sentirez à l'aise.

Il est à peine 17h30 quand nous rejoignons la voiture. Nous décidons de remonter la route qui mène à Gimselpass, qui ne nous déçoit pas, sauf peut-être les rues de lignes haute tension qui salissent la pureté minérale des vallées adjacentes.

Nous redescendons sur Interlaken que nous pourrons visiter de jour, aujourd'hui.


Topo & commodités

Nous avons navigué avec la version précédente du Plaisir West pour arriver au pied des voies et cela n'a pas été toujours facile. Un bon topo cependant qu'on peut retrouver sur le site de l'éditeur Filidor ou commander en ligne dans plusieurs boutiques (voici un lien par exemple!).


Côté hébergement, nous étions basés à Interlaken mais il y a moyen de trouver plus près du côté de Meiringen.





Accès 

 


 
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