Alpes (2016): le Courtet et la vallée du Trièves

Après un déco en face Est au col des Faisses la veille donnant sur la vallée du Dévoluy, nous voilà sur le versant Ouest avec Philippe, Alexandre, José et Hervé, qui donne sur la vallée du Trièves.

Le décollage du Courtet a sa moquette toute belle rendant l'envol de José plus aisé, même si la pente est plus raide.


Un biplaceur pro s'installe gênant un peu notre petite organisation. Alex et Phil arrivent à s'élancer rapidement rejoignant José sur la crête dans la foulée. C'est plus compliqué pour Hervé et moi.

Quand je retrouve Phil, il a déjà fait une tentative vers le Chatel. Alex et José sont partis vers le Grand Ferrand. L'ambiance est extraordinaire... très gazeux!

Phil prend alors les devants et s'oriente vers le Ménil dans la vallée, oubliant le plan initial de longer la crète vers les aiguilles de la Jarjatte plus au sud en passant par le Grand Ferrand.



Contrairement à la veille, je prends mon temps et m'applique à enrouler jusqu'au sommet les thermiques que je rencontre. Ce vol s'apparente plus à de la plaine...

Philippe en connaisseur du site néglige quelques ascendances. Il se retrouve vite devant mais très vite bas à l'approche des antennes.

 Mon dernier plein me permet de le rejoindre au Pas de la Graille, mais il a disparu... Je crois bien qu'il a posé.

Alex qui m'a rejoint plus haut en provenance du Grand Ferrand, arrive à basculer sur les flancs NE du Jocou.

J'ai du mal à remonter. L'activité thermique est perturbée par un vent en N qui était annoncé plus tardif et une brise NO bien forte. Résultat du 25km/h de travers.

Je sors de cette combe technique une première fois mais je fais demi-tour voyant qu'il me sera impossible de transiter pour rejoindre Alex.

Je m'applique pour refaire le plaf à 2900m en espérant raccrocher le Ratier puis remonter à la tête d'Obiou. Quand j'arrive derrière le Ménil je suis encore 200 mètres au-dessus. Je m'enfonce vers le col de Mens en pensant avoir de la marge.

Soudain José m'avise en radio de ne pas forcer le passage et me recommande plutôt d'aller atterrir à Tréminis.

J'hésite car, à ce moment là, je suis à peine en dessous du Pic du Ratier et encore 150 mètres au-dessus du col de Mens, mais je préfère finalement l'écouter.

Je sais alors que je passe sous le vent... Je m'attends au pire et c'est ce qui arrive. Grosse frontale suivie d'une belle asym au-dessus des arbres, contre, bras hauts, tempo... et je fuis la zone pour aller atterrir confortablement derrière le village. Merci au SIV.

Bilan de la journée

1. Assurer les plafs - checked
2. Patience - checked
3. Sous le vent - éviter de passer derrière un relief à moins de 500 mètres de son sommet

Philippe a finalement fait le retour en grignotant chaque mètre en dynamique. Il pose malheureusement à quelques centaines de mètres de l'atterrissage. Alex s'en sort bien en revenant de Saint-Maurice en Trièves et José fait une fléchette vers le sud.

Encore aujourd'hui on n'arrive pas à rentrer tous ensemble au terrain...
Il va falloir faire mieux demain ;-)

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Alpes (2016): Dévoluy, départ de cross au col des Faisses



 Premier contact avec le massif de Dévoluy avec un décollage connu essentiellement des locaux et des crosseurs: le Col des Faisses.


Il a la particularité de donner accès à la face Est de l'Obiou permettant ainsi de descendre vers le sud (Alex l'a fait en groupe de 8 le mois passé).
en direction d'Aspres tôt dans la journée afin de transiter par le Pic de Bure vers le parc national des Ecrins (Orcières), remonter vers le Nord pouvant ainsi réaliser un triangle de plus de 100kms (

C'est donc au Payas (près de Pellafol)  où nous avons rendez-vous avec quelques membres du club Envol Sud Isère (plus grand nombre de licenciés de France) pour covoiturer au Col des Faisses à 1520m d'altitude.

Je me retrouve donc à préparer ma voile avec Phil (Delta 2), Alex (Cure), José (Rook 2), Michel (Sigma 8), Jean-Seb (Sigma 8), Moogly (Sigma 8) et 2 autres Briançonnais (Delta 2 et Iota).

Le décollage a une particularité de taille: un créneau obligatoire. Après 11h30, quand les faces Est commencent à suffisamment donner, une brise descendante interdit le vol pour le restant de la journée.


Nous sommes dans le bon timing... C'est José qui s'envole roues au vent avec le soutien d'Alex et Jean-Seb. Ce pilote hors pair ressort à gauche.

Tout le monde suit car les minutes sont comptées.
Direction le Chatel pour un premier point de contournement et nous nous jetons dans la ravine du Cros des Cassés sur la face impressionnante de l'Obiou.

Le plafond est encore bas et s'arrête à 2600. Il faudrait 200 mètres de plus pour pouvoir marsouiner sur les pics.

Les voiles rapides sont déjà parties en éclaireurs.

Je peine à sortir des dents à droite de la combe de la Fuvelle en pensant pouvoir transiter sur les crètes comme la Iota semble le faire. Je me ravise rapidement en la voyant s'enterrer dans une belle vasque... J'apprendrai par la suite qu'elle s'appelle la Combe de la Prison.


Les conditions ne sont pas aussi généreuses que prévues et il est difficile de s'extraire. Je m'impatiente et je fuis devant en cherchant à rattraper mes compagnons.


Un premier point bas sur la crête de la Clape dont nous nous sortons avec José et Michel, chacun à sa façon.


Alors que José transite par la crète des Grépoux et que Michel prend une ligne descendante pour le rejoindre, je préfère garder un cheminement en aval qui semble mieux porter.

J'arrive au Grand Ferrand certes plus haut que Michel mais trop bas, beaucoup trop bas pour remonter aisément. La brise en sud nous met sous le vent et les thermiques du vallon du Grand Villard sont petits.

José qui est arrivé 100 mètres au-dessus se refait sur le Pas de l'Etoile et va pouvoir continuer beaucoup plus sereinement.

Je lutte mais cette veine du massif de Devoluy est étroite et austère. La tension monte avec ma plume qui claque. Je vois Michel qui cherche mieux devant... Je sais qu'il faut que je trouve ici mais je n'y arrive pas. Je devrais peut-être revenir en arrière mais je ne vois que des arbres pour poser en aval... Je craque et je pars devant.


Le relief s’aplatit, se redresse même. Michel passe... J'essaie de récupérer une ascendance dans le torrent des Adroits mais,  j'échoue.

Je commence à me demander si je ne vais pas poser sur ce plateau... Tant pis, j'avance en me faisant contrer par la brise du sud en gardant en tête mon plan de repli vers la vallée. Je ne passerai pas l'angle du rocher Rond.

Je me laisse glisser dans la combe des Buissons où je n'arriverai pas à tenir un thermique petit mais probablement salvateur. Je pose au pied de Lachaup alors que Michel semble avoir réussi à survivre... malheureusement ce sera de courte durée.

Pour la récupération, il est en fait préférable de poser à Agnières, l'axe est plus fréquenté. Cela m'aura valu un peu de rando pendant laquelle j'apprends à la radio qu'Alex, Phil (par solidarité avec son fils) et Pascal ont posé au Col de Festre, contrés par un vent d'Est bien trop prononcé pour rallier le pic de Bure.

José arrive à revenir sur ses pas. Il atterrira au col pour récupérer sa voiture secondé par un trialiste de 86 ans en combi rose que nous croiserons dans la poussière en remontant récupérer la voiture de Phil. Enorme!

Quelle journée avec une super équipe, riche en expérience, qui se finit au lac de Drac à la Mûre en compagnie de Iona!



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Vosges (2016): chaud chaud fumant sur les reliefs

La cannicule est tombée sur toute la France et elle est souvent synonyme d'une stabilité étouffante (granit de la Martins' bien brulant!) et parfois pas.

Bonne surprise ces derniers jours avec des plafonds entre 2800 et 3300 mètres sur le massif des Vosges offrant quelques jolies découvertes et un peu de frais!


Balade au Lac Blanc


Nous nous retrouvons au Treh avec Dom (le belge), Will et Etienne. Çà commence plutôt mal.
Will fait un "Touch and Go" au déco dans une tentative au Grand Ballon.  Chantal nous communique qu'Etienne a atterri au Wagga suite à un problème de ventrale (petit rappel Supair oblige?).
Pour ma part, je suis aussi la musique m'y prenant à deux reprises pour aller au Grand Ballon.

La deuxième tentative sera royale avec une dérive en NO facilitant la tâche.

Dom est devant et a choisi de remonter par la route des crètes. Je fais comme lui, la rue de nuages dans les vallées alsaciennes ne m'inspirant pas (encore un peu timide!) tandis que Will prend finalement le raccourci qui lui vaudra de me rattraper après le Col de la Schlucht où je fais un point bas.

J'arrive finalement à resortir... Le Lac Vert sous les pieds, le Lac Blanc n'est plus si loin... Will m'indique qu'il préfère rentrer pour boucler. Je pars seul vers le Nord ou presque.

Je croise deux voiles plus profilées et je refais le plein au-dessus du Lac Noir, les pieds presque au-dessus du Rocher de Hans.

Après l'avoir grimpé de multiple fois, je suis tellement heureux de pouvoir le survoler, mais les minutes sont comptées...

Dom vient de passer au-dessus de ma tête à 2800.

Le retour est plus compliqué pour moi, ne voulant pas m'écarter logiquement sur le versant alsacien qui est allumé. Je ne trouve rien sur le chemin des crêtes en rentrant du Col de la Schlucht.  Ouuufff... je suis sauvé par les biplaces qui sortent du Rothen.

Lent retour au Treh, puis transition au Drumont qui est à l'ombre stoppant là mes envies d’agrandir le triangle vers le Ballon d'Alsace. Superbe journée!

La Bresse sous les Castellanus

 

Je me mets sur la fréquence CAF avec Loick un jeune crosseur copain de François (aKa NovaKiki).

Nous décidons de filer vers le Rothen poussés par un Sud bien présent. Arrivé au Rothen, il décide de suivre une IP6 alors que je continue à assurer mon plaf.


Il traverse vers Gérardmer mais l'ombre commence à faire ses effets et je le vois déjà s'enterrer dans la vallée de Gerardmer où il posera. Au nord, cela s'étale déjà et le développement vertical est même inquiétant.

Je décide donc de suivre une rue de nuages vers la Bresse, avec deux voiles qui ont fait le plein sur le lac de Blanchemer.

Après un thermique au-dessus de la Montée impossible (je pourrais peut-être poser sur le stade pour rentrer à pied au chalet ;-)), ils mettent le cap vers le Drumont. C'est bleu après le Thillot...

Je les suis et refais le plein au-dessus du lac des Corbeaux alors qu'ils se jettent déjà sur le Grand Ventron. Je les perds mais ma prudence paie.

 L'ombre sur le plateau a obligé mes quides à fuir bien bas... Je ne les reverrai pas. Quelle ambiance: ces hautes citadelles dans le ciel!

J'arrive dans le cycle et je sécurise là encore mon altitude pour basculer sur le Drumont, le soleil régnant derrière vers Rouge Gazon. Le Nord s'annonce déjà humide..


Une rue de nuages se dessine clairement vers le Ballon d'Alsace, ainsi qu'une voile au loin. Je n'hésite pas une seconde. J'arrive assez haut au Ballon qui est coiffé par un beau cumulus. Je ne tente pas de pousser plus loin dans la plaine voyant la Rush 4 qui me devançait rentrer à plat ventre.

On fera le chemin retour ensemble vers l'Est, elle par le bas, moi par le haut. Puis il refait le plein et nous transitons ensemble sur le Markstein.

Nous sommes au bord du Cunimb et cela monte vite... nous fuyons vers le soleil sur le Grand Ballon.

Enfin nous rentrons sans problème au Treh où quelques 360 me ramèneront sans anicroches à la voiture.


Aujourd'hui, il fallait rester dans la lumière en évitant les sur-développements au nord du Lac de Kruth :-). Cela reste mon plus beau vol de la saison dans les Vosges!

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