Vosges (2020): mai, enfin un vent de liberté...

En vivant au coeur du massif des Vosges, on n'est déjà pas les plus mal lotis... alors quand les règles de confinement tombent en mars 2020, on s'en accommode.


Un versant (vers le col du Brabant) un soir, un versant (vers la Brayotte) l'autre soir, dans la limite du kilomètre (ou presque ;-))... et ça pendant ces 55 jours ou presque, tellement la météo a été exceptionnelle, un peu trop d'ailleurs pour un mois d'Avril. La pandémie n'offre qu'une parenthèse à la nature en lui permettant de respirer, de s'épanouir dans la tranquillité apportée par la non-activité humaine, elle n'arrête malheureusement pas ces troubles climatiques qui deviennent plus présents. 

Sinon, de grosses interrogations surviennent donc quand les règles d'assouplissement sont annoncées. 

Que pourrons-nous faire à partir du 11 mai? Il faudra attendre le dernier jour pour voir que l'accès à la nature sera enfin autorisé, mais aussi que le vol libre, dans sa pratique individuelle sera de nouveau d'actualité.

Un rayon de 100kms à respecter? Il ne faudra pas partir en plaine... mais sinon, les sites sont à proximité et pour enfreindre cette règle il faudrait faire le record du massif, ce qui est loin d'être à ma portée. 

Il y a cependant moyen de faire déjà bouger les curseurs de progression et étirer les branches déjà visitées.

Mais avant tout, ré-attaquer en douceur... éviter l'accident tellement redouté pour notre discipline qui apporterait rapidement des sanctions générales ou locales (arrêté d'interdiction des préfets ou maires) si il venait à se produire.

12 mai 2020: Kemberg & Rothen



Dès le 12 mai, donc, un petit créneau se dessine, malgré une météo bien ventée. J'ai l'impression que c'est moins fort à l'intérieur et au nord du massif. 

Rick a l'air sceptique au départ mais me confirme une heure avant que cela devrait au Kemberg. 


Je me précipite donc à l'entrée de Saint-Dié où j'aurai le plaisir de faire connaissance avec quelques membres de l'Icare Club: Christine (merci pour la redescente de la voiture), Nono, Xavier - et de retrouver l'ami Rick en l'air.

Quarante cinq minutes bien agréables écourtées par un gros voile qui ira jusqu'à éteindre le vent météo (?!?).


Il n'est pas trop tard, je file faire un détour au Rothen où je retrouverai Ben qui est venu tester son matériel ultra-léger dédié à la course de marche & vol. 




ça fonctionne encore un peu histoire de finir au coucher de soleil dans ces couleurs exceptionnelles qu'offrent les lignes vosgiennes!




15 mai 2020: petit soaring hivernal au Rothenbachkopf


La tendance Nord-Est a fait chuter violemment les températures presque estivales de la semaine passée et le ressenti en l'air est proche du zéro. Mes gants chauffants sont chargés...

Les branches du grand frêne devant chez moi ne sont plus malmenées et les balises ont des valeurs plus raisonnables. 

Je rejoins Ben dans le col. ça s'est renforcé... Quelques voiles d'accro ont sillonné le rocher, mais là, plus rien ne bouge. 

Benoît est un  peu dubitatif et ses 40 bornes de VTT du matin semble le freiner à monter sur les chaumes. 

On se motive. C'est encore trop fort. Je passe devant.
Il me rejoindra finalement... 

Là-haut, il y a bien le club des pilotes accro du coin. Je me suis assis à l'écart. Je ne les connais pas et je ne veux pas les déranger dans leur discussion semble-t'il bien animée.

Une petite demie-heure d'attente, Benoît fait un peu de gonflage et finalement décolle entre deux bonnes rafales. 



Je commence à déballer mon aile. Une GIN Carrera rouge (Philippe) décolle du col... bon signe! 


Et c'est parti pour un super vol en dynamique comme on les aime...




L'ombre laisse place au soleil, les nuages menaçants s'effacent plus à l'ouest!


Les acrobates s'en vont, plus assez de vent... Ben part aussi poser dans le col, fatigué de sa journée d'athlète bien remplie.



Nous restons avec Philippe, à baliser la masse d'air dans la vallée de Mittlach, entre le Rainkopf et le Batteriekopf en tirant quelques lignes de finesse un peu plus vers le col de Herrenberg.

De la contemplation pure! Un vrai moment de bonheur! 

On pose avant le coucher de soleil... mais on ne sera pas les derniers! Bastien est remonté pour faire la nocturne !!!


16 mai 2020: retrouvailles avec les copains au Schnepf et les gammes au Rothen


Encore du Nord Est au programme... les températures sont en progression mais Chris est rapidement gelé au col du Rothen. Ici, c'est de toute façon trop fort... rendez-vous avec Thib et Tom au Schnepfenried donc. C'est plus bas, c'est moins fort. Je crains l'affluence là-bas... les prévisions sont annoncées faiblissantes et on se retrouve rapidement limités en l'air... On reviendra au Rothen plus tard au cas où...


Je rejoins donc les lascars. C'est encore un peu fort. Les locaux n'ont pas encore sorti leur parapente.

Alors que Thib décolle, un deltaplane surgit de nulle part et montre la voie de sortie, en un éclair. 

Le vent a fortement faibli et n'est plus assez porteur où nous sommes, au décollage. 

Thib se bat pour remonter mais sans succès. 

Chris tente sa chance. Comme souvent il attaque tout de suite et fait le spectacle en s'extrayant devant. Il montera à 1600m et finira par nous rejoindre après tout juste 10 minutes. C'est très cyclique! Il se satisfera de ce petit vol de découverte au Schnepfenried.

Cela ne m'inspire pas... si on pose à l'atterrissage officiel comme Thibaut, c'est plus d'une heure de marche qui nous attend pour remonter à la voiture. Feu, direction le Rothen où des voiles d'accro bariolent déjà les chaumes.

Thib est déjà à sa voiture, il a trouvé une navette pour le remonter... le chanceux.

On file donc tous les quatre au Rothenbach!

C'est déjà plus la même ambiance que la veille au soir.
Beaucoup de monde... le vent est alimenté juste comme il faut.

L'activité thermique en plus permet à tous les pilotes de s'étaler sans se gêner. 

C'est la reprise ensemble, pas de départ en cross, on pratique nos gammes, repose au déco, gonflage... et bien sûr contact social dans le respect de la distanciation physique en vigueur.


Bien sympa de retrouver aussi Alan... là-haut. 


Surprise Flavio a aussi craqué... il est revenu à ses racines!

Quelques petits ratés sur cette journée, quelques pilotes se font 
embarquer derrière le Rainkopf mais sans casse, et Thomas se fait piéger sous le col... il nous aura fait un peu peur quand même, mais aura bien récupéré son erreur en prenant la meilleure ligne qui lui permettra d'atteindre les prés verdoyants de Mittlach et de découvrir la jolie randonnée remontant au Rothenbachkopf!

Aujourd'hui pas de fermeture de site... demain semble propice à une première balade à travers le massif. A noter, le cross bien engagé du jour alors que les conditions sont particulièrement ventées sur le massif. Chapeau bas Bastien et Régis!

17 mai 2020: reprise sympa du Drumont


Pour changer, on se donne rendez-vous à Urbes avec Chris. Le plan du jour est de ne pas prendre trop de risque en restant sur la dorsale vers le nord, prendre l'opportunité de Saint-Dié si elle se présente et improviser en revenant dans la vallée de Kruth en fonction du sur-développement annoncé.

Y a des jours, où tout ne se déroule pas comme prévu et où la fatigue altère sérieusement les sensations et pénalise la prise de  décision. 

C'est le cas pour Chris aujourd'hui qui rate son déco, et a du mal à s'extraire. Je suis plutôt en forme... Je prends les devants tout en temporisant. 

Petit détour aux Champis où nous verrons trois voiles s'extraire. 

Chris reprend un peu du poil de la bête au col de la Schlucht en usant un peu plus de son accélérateur... 

A ce petit jeu, mon Alpina ne fait pas le poids face à sa Peak! Je dois compenser par du cheminement...

A Saint-Dié on distingue bien la couche d'inversion dans un bleu pur et immaculé. Direction Col du Bonhomme!

Au Lac Blanc, Chris traverse sur la crête Ouest vers le col de Louschbach. Le cum qu'il a vissé s'essouffle... 

Je me jette sur la tête des Immerlins en refaisant mon retard ce qui nous permet de nous retrouver au Grand Brezouard dans un timing parfait...

C'est allumé plus loin vers le château du Haut Koenisbourg... pas d'hésitation, on continue. On rentre dans l'inconnu mais la base des nuages à 2000 mètres est généreuse. Il fait demi-tour après le cumulus joufflu et je me laisse glisser un peu plus loin en essayant de prendre une photo du château... qui ne donnera rien.

Il faudra un jour passer plus bas, gratter les arbres pour le voir de plus près. 

Le temps que je fasse demi-tour, et je ne le reverrai plus (à part sur le livetracking)! La tendance Nord-Ouest ressentie à l'aller va nous faire gagner du temps au retour. La Peak a mis les gaz!

Une belle rue de cumulus se dessinent vers le sud, à l'Est, le Treh et le Grand Ballon étant par contre désespérement asséché. 

Je fais le tri dans mes Vz et j'avance rapidement sans encombres jusqu'au col d'Oderen où j'aperçois enfin Christophe. 

Il a l'air de se refaire sur la tête de Fellering encore dans les traits de lumière, mais derrière sa ligne, tout est dans le noir! 

Au contraire, la vallée de Bussang semble bien ensoleillée, ainsi que le prolongement de Saint-Maurice vers le Ballon d'Alsace. 


Pas d'hésitation! Par contre, ça sent le changement de rythme! Il faut du temps à la lumière pour refournir son énergie!

Je m'accroche dans du 1ms au-dessus de Bussang.

Chris m'emboite le pas mais est beaucoup plus bas... Je rebondis encore dans un thermique mollasson au-dessus de Saint-Maurice. Je ne vois plus Chris... 

Le Nord-Ouest est bien présent ici. Des ailes sont étalées dans le noir au Ballon d'Alsace, les copains de Besançon. La vallée est dans le soleil... J'y crois! Il faut juste que je rejoigne la base des nuages qui s'éclaircissent vers Rouge Gazon. 

Des voiles décollent alors que je me rapproche du graal... 

A la Tête des perches, le Belacker m'appelle... c'est dans le trou du Stifkopf que je reprends de la hauteur dans un bon 2ms. Encore un beau cumulus plus au sud vers le Thanner-Hubel...  

Je n'aurais jamais été aussi loin, ici bas. Grand temps de faire demi-tour! 
Je n'ai pas de nouvelles de Christophe. Je ne le vois plus au livetracking, il a dû poser dans la vallée de Bussang.

Le retour au Drumont est un spectacle éblouissant, et mon dernier thermique à 2400m me garantit d'y arriver sans souçi.


Une journée parfaite, ça y décolle encore dans l'ombre d'ailleurs.

J'y pose sans problème... 

Chris m'appelle dans la foulée. Il a posé à l'atterro officiel de Bussang. 

Bien énervé, il fera les 700m de dénivelé au pas de course. On se retrouve à la voiture. Dommage pour cette fin de vol. On aurait pu finir ensemble... Ce sera pour une prochaine fois ;-).

Pour mieux comprendre: la trace!


18 mai 2020:  loin d'être ma fête!


La veille au soir, à peine rentré, on m'invite à recharger les batteries pour le lendemain qui s'annonce aussi fumant. Je suis un peu en vrac.

Un mauvais réglage sellette a maltraité mes cervicales encore un peu en souffrance.

Je ne m'étais pas préparé mentalement à l'éventualité de revoler si vite ;-), mais j'accepte l'invitation.

Le matin, je ne prends pas le temps de refaire un point météo, de dessiner mentalement le potentiel de la journée... Ben et Chris sont déjà à Urbes. Ils sont surexcités, l'un par sa reprise de vol de distance et l'autre pour se rattraper de la veille.


Nous montons donc encore au Drumont dans les règles de protection sanitaire en vigueur, soit trois par voiture et tous masqués.

En haut nous retrouvons Max K. et Flavio aussi chauds bouillants. Rick nous a aussi rejoint.

Les fous furieux ne tardent pas... J'emboîte le pas de Rick mais dans mon empressement, je n'ai pas identifié lors de ma prévol qu'une sangle du cocon est passée derrière la jambière opposée créant un joli garrot.

Je constate l'étendue de la bourde à 1700 mètres d'altitude... Je redescends poser.

Le groupe est parti le couteau entre les dents au Ballon d'Alsace...

Quand je re-décolle tout énervé, je vois Ben repasser au-dessus du Gusti.

Il est maintenant trop tard pour partir au sud. J'atteins péniblement le plafond du jour... Benoît est déjà à la Bresse mais je ne l'ai pas vu prendre beaucoup de thermiques entre.

Une mauvaise nouvelle, du Nord-Ouest rentre déjà bien fort sous la convection. Je m'enterre au col d'Oderen d'où je ressors, laborieusement.

Je croise Bastien, Meddy et Régis qui viennent du Rainkopf en me rapprochant du Bramont.
ça clignote aux Champis mais ce Nord-Ouest me déplait vraiment.

1800m, tout est bleu au Nord. Je me décourage.

Quelques cums vers Vagney... je traverse la vallée de Chajoux et je redescends vers le col de la Grosse Pierre. La masse d'air ne me plaît pas.

Je commence à être bas... J'aperçois mon chez moi.

Je me retrouve encore sous le vent du thermique! Trop d'indicateurs rouges clignotent. Je vais poser à la Bresse!

J'essaierai au mieux d'aider les copains au livetracking et de voir comment optimiser la récupération des voitures...

Au final, Chris nous sort un super 101 bornes dans des conditions particulièrement velues et avec une efficacité impressionnante. Il viendra même nous récupérer à la Bresse pour nous ramener à nos voitures respectives (encore merci!). Max K. aussi tire bien son épingle du jeu avec un joli 100 bornes.

Ben pose à Saint-Dié dans du vent de Nord-Ouest qui aura balayé toute confluence et donc tout espérance.

19 mai 2020: plus loin au Grand Brézouard


Je suis regonflé à bloc! On a rendez-vous avec Thib cette fois à l'aérotec. La météo changeante de ces derniers jours n'a pas facilité le choix du déco.

Une confluence plus précoce au sud qui doit ensuite se transformer en sur-développement nous décide finalement à choisir encore le Drumont.

Mes pieds ne touchent plus le sol à 11h30... L'activité thermique n'est pas en place. Je dois m'appliquer pour sortir. Thib est déjà parti devant vers le Ballon d'Alsace.

Quelques cumulus clignotent sur Rouge Gazon, mais disparaissent rapidement quand j'y arrive! Une aile s'enfonce sous la crête qui donne sur le Grand et Petit lac de Neuweiher.


Je fais demi-tour et je sombre face au Nord qui balaye le Drumont. Quelle perte de temps! Je retrouve Chris et Meddy au plaf qui se lancent à leur tour vers Rouge Gazon. Je les suis... Bonne idée???

Je prends un thermique intermédiaire qui me permettra d'arriver plus haut et plus vite au Ballon d'Alsace... En chemin, on croise les guns de PassionAiles (François, Michou et Loïck) et Thib déjà de retour mais qui galère au-dessus de Neuweiher! On ne le reverra plus de la journée...

Les voiles qui ont décollé de la Beresina, polissent le rocher plus bas. Elles ont du mal à s'extraire.

Je vais chercher plus au sud, rien. On se regroupe avec Meddy, Chris et une Lynx de BGD, objectif retour.

Le nord nous contre bien! En bout de crête, le piège de Neuweiher se referme sur la Lynx qui s'enfuit dans la vallée vers Saint-Maurice...

Un faucon m'aide à récupérer l'ascenseur, le même qui n'a pas échappé à Meddy et Chris.


On prend alors tous les trois des options différentes. Je file sur Rouge Gazon, je ne perds pas de temps à monter... plein gaz sur Gozilla pour ressortir, vite. Chris et Meddy s'arrête plus à l'Ouest, Meddy préférant Bussang, Chris me rejoignant au Drumont.



Deux bonnes heures de perdues... on se concentre!
 
Nos cheminements se croiseront plus d'une fois vers le Col du Bonhomme.

L'instabilité est bien en place maintenant et les taches d'ombre commencent à construire le puzzle qu'il va falloir résoudre au retour.





Le ciel est bien balisé avec de nombreux aéronefs... dont une multitude de planeurs (j'en ai jamais vus autant depuis que je vole sur le massif!).



Nos ailes moins performantes face au vent de Nord donneront l'avantage à Chris qui arrive bien un quart d'heure avant au Grand Brézouard...

15h50, Chris passe sous mes pieds... Il me faudra 20 minutes pour tirer la chansonnette vers le château du Haut-Koenisbourg et revenir.

Un dernier cumulus bien tentant, enroulé avec un planeur et mon intuition me dit qu'il ne faut vraiment plus trainer à défaut de ne pouvoir rentrer.

Quand je rejoins le Grand Brezouard l'ombre s'étale de la tête des Faux au Lac Blanc, la partie Est est donc condamnée.

Plus aucune voile au-dessus du Haicot.

Je reste au vent du Nord-Ouest et je file vers le col du Calvaire... la vallée est dans le noir sauf une tâche de soleil, qui semble progresser au-dessus d'une clairière de bois coupés.

Alors que je commence à localiser les vaches possibles en passant sous la crête, je vois un planeur se jeter sur mon objectif douteux et s'accrocher sur la tranche dans un thermique rageur.

Si lui monte, je monte... mais rien n'est gagné car je suis plus bas et l'ascendance est broyée par le Nord-Ouest.

Je m'applique car je sais que la clé du vol est bien là, à cet instant. ça marche. Je vois resurgir le lac blanc dans mon champs de vision.


Ce gros point bas m'a donné du courage! Je mange un bout... et je me concentre sur le labyrinthe du Mordor!

Le nord me pousse... je flirte la base des nuages, les contournent. Une rue vers le Treh, le noir complet vers Ventron.

J'écrase le barreau... jusqu'à refaire un gros plein devant le Breitfirst.

Une bonne ligne...

Je rattrape mon retard sur Chris qui est déjà au Grand Ballon. Il fait demi-tour... J'aimerais faire un peu plus que la dernière fois,  ce qui me demande d'aller plus loin vers le Molkenrain.

Je refais un plein au-dessus de Goldbach qui m'aurait certainement permis d'aller plus loin encore... on se contentera seulement de 2kms de plus que dimanche ;-)...

Ce vol est long, la fatigue se fait sentir. Chris a fait mine de me rejoindre, mais n'a pas trouvé la dernière ascendance. Il est temps de rentrer. Je le suis du regard sur les crêtres, alors que je passe plus en vallée.

Les bas reliefs sont ensoleillés et des barre-bulles clignotent.

Deux petits thermiques pour essayer de raccrocher le Drumont afin de récupérer la voiture... on arrivera trop bas tous les deux, sous une dégueulante en Sud-Ouest.


Quel plaisir de finir ensemble ce beau vol, là encore dans des conditions de luminosité bien particulières au Vosges!

Un dernier petit rebondissement à l'atterrissage avec une drisse de frein cassée pour Chris, mais il aura géré à la perfection son poser aux arrières.

Encore bravo Chris!

Quelle reprise! Enfin un vent de liberté...
On recharge les batteries et on remet ça!




Pour mieux comprendre la journée, quelques traces:



25 mai 2020: magic Rothen


La pluie de retour, le vent aussi... bref une fin de semaine en demie-teinte, histoire de se reposer un peu.


Retour au Rothen, bien aéré en milieu d'après-midi, où je croise Ben qui a un impératif pro et qui ne pourra pas rester pour le Magic Rothen...


C'est le soir que les chaumes s'empreignent de cet aura mystique qui nous fait tous vibrer...


Ma petite photo envoyée à 1600m d'altitude au-dessus du Rainkopf finira de convaincre mes deux compères de cross, de rallier la place.



Repose sur les chaumes, gonflage, fléchette au Batteriekopf en survolant les chamois, un peu plus de cabrioles pour l'accro maestro du jour: Flavio (sous sa freestyle 2)!


On pliera après 20h dans le col, le vent devrait rentrer ensuite plus fort, trop fort pour les prochains jours!





Déguster la vie à pleines dents... en appréciant la petite bière à la voiture en profitant du coucher de soleil!


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