Allemagne (2009): le Palatinat, été indien en terres rouges



Quelle année! Le soleil aura baigné chaleureusement notre pays gaulois, mais aussi tout le grand-est de mai à septembre. Toujours en quête de nouvelles découvertes, nous repartons donc à deux reprises en terres rhénanes, profitant ainsi d’un magnifique été indien.

Pour le premier week-end, nous mixons les plaisirs en découvrant, le temps d’une voie, la superbe falaise de Pferchfeldfelsen au nord-est de Schindhard (Dahn) et Kalmit, un magnifique site de blocs abrités dans la «forêt palatine» aux alentours de Landau.

Bloc? Oui, oui, vous avez bien entendu… accompagnés du Maestro Bione, qui en a fait le sujet passionnel de son site (http://www.happyclimb.com); il nous a ouvert les yeux sur cette discipline qui enrichit l’escalade traditionnelle par l’apprentissage d’une gestuelle riche et d’une technique de placement pointue.

Très belle journée dominicale, donc, en compagnie du tueur en série Freddy, de Flo et de Cosmos (grand voyageur intergalactique 69)!




Enfin, nous avons profité avec Flo du dernier dimanche de septembre pour revenir sur Dahn nous perdre au fin fond des sous-bois d’Erfweiler. Nous apprécierons la voie la plus reculée du Schafsfelsen (Holderkante E1, 4-), à l’abri des yeux des nombreux débutants d’une école ayant investi la place; puis à la recherche de la Heegerturm, nous nous égarons sur le Bänderfels, happés dans la Vogesenweg (6-).








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Verdon (2009): mythique et incontournable

Quelques souvenirs d’enfance me restaient de ce canyon atypique, aux belvédères plongeant sur une rivière au tintamarre rafraîchissant. Tout est remonté d’un coup quand je me suis penché le premier jour par-dessus la balustrade: ces longues parois aux couleurs bigarrées, les vautours fauves qui, dans de larges spirales, gardent les jardins en aval, et le vide, le vide? Oui, ce célèbre vertige enivrant qui fait la réputation du Verdon!

Le point de chute pour tout grimpeur qui va arpenter les gorges est bien entendu La Palud-sur-Verdon. C’est là que nous nous sommes retrouvés, en ce samedi soir du 22 août, après une pénible journée à traverser le pays: Carole, Bachir et Nico au départ de Thionville et moi en provenance de mon Périgord natal.

Avant tout, je tiens à remercier May de m'avoir laissé filer dans cette superbe région sans elle. La prochaine fois, on y revient tous les deux, c'est sûr! Et enfin, merci pour son travail de fourmi, à corriger tout ce texte que j'ai eu plaisir à écrire. J'espère que vous en aurez autant à le lire.

Donc, c'est ici que l'aventure commence...




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Allemagne (2009): Erfweiler, Bänderfels & Heegerturm

Parfois, les mauvaises lectures de topo débouchent sur des surprises. En rentrant dans Erfweiler, il est difficile de passer à côté de cette imposante tour qui domine le village sur sa droite.

Elle surplombe les habitations et attire irrémédiablement l’œil de tout grimpeur. Il aurait été surprenant qu’aucune ligne n’ait été ouverte et que la grimpe soit impraticable sur cette face de grès rose. En consultant le site de PPDR (Vosges Palatinat), il semble pourtant que cette falaise soit interdite à notre discipline pour cause de risques importants d’éboulements sur les maisons qui la bordent.

Initialement, nous avions opté pour la Heegerturm qui est bien présente dans le topo (contrairement au Bänderfels). En redescendant du Schafsfelsen, au lieu de prendre le sentier après la croix, nous avons pris celui qui part clairement sur la gauche en venant d’Erfweiler. Après plusieurs minutes de marche à travers bois, nous avons débouché sur un large chemin forestier qui nous a décidés à revenir sur nos pas. En coupant à travers bois et clairières, nous sommes arrivés sur le Bänderfels.

Le nombre identique de voies et la configuration étonnamment semblable à celle de la Heegerturm nous ont alors induits en erreur et poussés à la faute sans le savoir. La supposée ligne Südostwandriss (4+) de la Heegerturm se prêtait assez bien à la belle fissure que nous avions devant les yeux.

Les premiers mouvements nous ont pourtant rapidement fait douter. Mais quand on y est, on y est et, de toute façon, en terrain d’aventure, la réchap sur coinceurs reste une alternative de dernier ressort. La ligne assez verticale, incrustée entre des petits bombés, offre une multitude de protections. Un court passage, où deux petits galets cassés s’imposent, avec une fissure évasée bien lisse, relève la cotation vers un bon 6a. Le reste du voyage est abordable avec une ambiance bien flippante.

Au retour, en tournant le topo dans tous les sens et en cherchant sur internet, nous avons découvert notre erreur et nous avons pu localiser la belle voie dans laquelle nous nous étions lancés: Vogesenweg (6-).

Par précaution et par respect du voisinage, nous ne vous recommanderons donc pas la balade.
Nous vous invitons plutôt à découvrir la Heegerturm: une tour sauvage qui jaillit des arbres avec trois jolies voies abordables (Naturfreundekante 7-, Südostwandriss 4- et Normalweg 2).

Promis, nous reviendrons l’année prochaine pour mieux apprécier ce que nous avons manqué.

Accès à la Heegerturm
En venant de Dann, on rentre dans Erfweiler dans une descente. Restez sur l’axe principal jusqu’à ce que vous arriviez à la boucle qui bifurque à droite vers Reichenbach. Continuez alors tout droit en passant devant Zum Jägerhof. Puis à droite, vous trouverez la rue «Winterbergstrasse» que vous devez emprunter en tournant ensuite sur «Bärenbrunner Str.». Là, il faut rouler jusqu’au parking qui précède le chemin bétonné.

Engagez-vous sur ces dalles grises, laissez la croix et son chemin sur votre gauche; un peu avant la courbure, une sente part à gauche… Après, il faudra suivre les conseils du topo Pfalz, car nous n’y sommes pas arrivés ;-)


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Et maintenant, place aux photos...


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