Lorraine en hiver: cela vole aussi en Sud et Ouest

La neige joue à cache-cache avec le vent. 

Algrange

Il y a encore une semaine, je retrouvais les parapotes de Mosailes pour une petite séance de cascades plus ou moins contrôlées à Algrange. 

Perchée au-dessus du village, cette pelouse calcaire est notre centre de gonflage avec une vingtaine de mètres de dénivelé. 
Elle offre un terrain de jeu idéal pour les pilotes de la vallée de la Fensch qui veulent se mesurer à des éléments aérologiques compliqués, voire malsains.

Les effets de confluence sont nombreux et les pièges ne doivent jamais être sous-estimés. 
Il est d'ailleurs souvent reproché à la place d'en avoir soit trop soit pas assez. En ce dimanche 3 février, c'est le "trop" de vent qui est au rendez-vous. 
A 9h30, on commence à jouer, à 11h cela se corse sérieusement et c'est une jolie séquence de chutes et traînées dans l'herbe en tout genre. La masse est tellement capricieuse que nous tâtons plus la boue que l'air. "Bien gonfler au sol dans des conditions fortes est un gage de sécurité en vol", disent-ils! Encore faut-il ne rien se casser pour pouvoir décoller :-P



Pagny-la-Blanche-Côte

Hier, coupure totale de courant. Le ventilateur s'est arrêté... est-ce l'effet de la neige qui a repris ses droits depuis quelques jours, ou plutôt le calme avant la tempête? Les prévisions dominicales penchent plus pour la deuxième option. Snoop n'a pas revolé depuis notre virée sur Volme et est bien motivé pour redresser sa Matilda. Nous décidons la veille de mettre le cap sur Pagny-la-Blanche-Côte dans la Meuse au petit matin bien réfrigéré (-11°C). La route est par endroit soit peu déneigée soit verglacée.
Quand nous arrivons à 8h30, la nature se réveille à peine, le coteau est dans la brume et les terres à l’atterrissage sont striées par les stigmates d’inondations récentes qui ont fini par givrer.

Le sentier qui monte au déco est bien dégagé sur sa partie la plus raide, mais se révèle trop glissant pour les pneus d'été de Snoop. Nous nous replions derrière l'église du village et empruntons rapidement la pente douce qui mène au décollage, et tout cela dans un milieu feutré par le manteau neigeux.
Superbe ambiance!

Quand nous arrivons au sommet, les Nancéens et les Meusiens ont déjà rejoint la place. L'ambiance est conviviale. Nous retrouvons Rémi qui nous avait accueillis (SuperMajax et moi) l'été dernier.
Le vent qui devait se renforcer dès 10h n'est pas au rendez-vous, mais Rémi est là.... cela va forcement voler!

Nous devons attendre plus de 2h avant que la biroute commence à frémir. Pour nous réchauffer, nous gonflons nos voiles de temps en temps.

Les habitués du site se jettent dans le vide et nous montrent comment bien gérer les retours dans la pente. Impressionnant quand on connaît la configuration des lieux!


Nous attendons sagement notre tour et, quand Rémi donne le ton, nous décollons pour un premier passage qui nous vaudra rapidement, à chacun, un retour au sol.
Puis le vent s'établit petit à petit par l'ouest et l'est, pour se linéariser dans un sud-sud-est plutôt confortable.

Quelques thermiques surprenants s'installent, presque comme en été, en moins larges!

Après plus de 2h de balades, d'essais en tout genre, Snoop redescend tenaillé par la faim. Il m'invite à en faire autant, mais je repousse son invitation, mes gants chauffants aidant.


A la suite de plusieurs manœuvres perturbées par un biplace, j'atterris au décollage en essayant de suivre l'exemple de Snoop dans le domaine. Je gagne mon bon point en affalant ma voile dans les bosses pour éviter qu'elle m'entraîne dans les rouleaux devenus franchement plus teigneux.

Une fois la GoPro installée au cou de Matilda, nous décidons d'effectuer un dernier vol en direction de l'atterrissage officiel.

Décos rock'n roll mais gérés avec sang-froid (merci Algrange!), survol de la pente sous le vent des arbres pour les dernières sensations et, hop!, nous posons les pieds dans l'herbe grasse, qui a fini par dégeler.
Quand nous  retournons, chargés comme des baudets vers le village, plus aucune voile n'est en l'air, même les mini-voiles sont déjà pliées. Superbe journée en compagnie de Snoop, dans une ambiance hivernale ensoleillée.

Vivement la prochaine...

Retrouvez ci-dessous toutes les photos d'Algrange et de Pagny.



Voir le diaporama en plein écran, c'est ici!

Lorraine en hiver: sites Nord et Est à l'honneur

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'année 2013 débute en fanfare. Bon, c'est vrai, il ne fait pas chaud, mais bien équipé, on arrive à voler en Lorraine.

Le week-end dernier aura permis de faire de beaux vols avec Snoop à Volmerange. Direction, aussi, Jouy-sous-les-Côtes (dans la Meuse) pour une petite heure de soaring au-dessus de ce petit coteau prisé des Meusiens.

Hier, journée exceptionnelle. Des conditions un peu molles en fin de matinée qui se renforcent ensuite pour le plaisir de la D-Team: François, SuperMajax, ne manque plus qu'Alpha Purple qui savoure ses derniers jours en Andalousie.

On tente pas mal de choses: moi, mes approches plus précises au déco et une tentative vers l'antenne, et Snoop quelques wing-overs qui se terminent sous nos yeux affolés par une fermeture-cravate-secours dont chacun en gardera un frileux souvenir pour un bon moment. Sa "Matilda" doit encore se laisser apprivoiser et préfère sans aucun doute les longues transitions et les montées en douceur aux waggas de tout poil.


On continue donc sur le chemin de l'autonomie avec les conseils bien précieux des "anciens", toujours généreux au déco (un grand merci notamment à Pat' et Sandra).

Voici tous les clichés extraits des rushs GoPro, la qualité n'est pas top mais cela fera attendre le futur montage...





Voir le diaporama en plein écran, c'est ici!

Perigord: retour aux sources...

C'est en suivant le conseil avisé de Jean-Marie (de Parapente Périgord) que j'ai pu sortir ma voile entre Noël et le premier de l'an lors d'une visite familiale. La météo change vite dans ma région natale et permet donc de voler quasiment toute l'année même si les prévisions peuvent paraître pessimistes.

Saint-Léon sur Vézère (SSE)


Résultat: découverte de l'un des sites majeurs de la région, la Côte de Jor au-dessus du petit village médiéval de Saint-Léon sur Vézère. Le village à lui seul vaut le détour.
On emprunte une petite route qui passe entre l'aire de préparation et le décollage. Ce dernier est très pentu, ce n'est quand même pas le Mont Poupet! Le vent est de travers SSO et bien rafaleux, mais cela ne m'empêchera pas de décoller, même si la cassure et les arbres rendent l'envol un peu rodéo.
Cela tient bien sur la crête en dynamique. Les thermiques peuvent être généreux quand le soleil est présent (ce qui n'a pas été le cas lors de notre visite, vivement cet été...).

Bigarroque (SO) et le Bugue (NNO)


Voilà deux sites de moindre intérêt...


En descendant plus au sud-ouest, nous localisons le petit site de Bigarroque. Pas facile. Le chemin d'accès a été rayé de la carte par l'agriculteur du coin. La place n'est pas très fréquentée et les ronces ont repris le dessus. Le décollage est court, le dénivelé ne paraît pas très important. Le site doit être sympa en soaring l'été quand la boue ne colle pas aux pieds. Pour finir, il est réglementé par deux TMA!

Comme mentionné par Stéphane, le président du Club Périgord Parapente, le site du Bugue est privé. Il l'est tellement qu'il est bien caché... Il vaut mieux se rabattre sur le Château de la Fleunie quand les conditions aérologiques sont NNO.


Bordas (SSE, SE, SO, S)

Ce site est très près de mes origines. C'est donc un petit site que j'affectionnerai certainement à l'avenir surtout quand l'essence deviendra trop chère.

C'est la pente école de tout parapentiste dordognot. Avec un dénivelé d'une soixantaine de mètres, une orientation variée en sud, il offre de quoi jouer en dynamique quand le vent est de la partie. Il paraît même que certains arrivent à sortir du bocal pour partir en cross...



Quelques liens...


Photos