Suisse, Gastlosen: retour à la Pfadflue



Il y a cinq ans déjà, nous avions découvert avec Steeven ce massif pré-alpin des Gastlosen, ces faces de calcaire compact gris surplombant ces alpages verdoyants. Une révélation!

Après une nuit à Mulhouse, nous filons directement avec F et Vivien vers Jaunpass. Nous perdons un peu de temps en évitant un énorme bouchon au sud de Berne. En passant par Bâle, il est préférable de descendre directement sur Fribourg et d'éviter Berne, surtout les jours d'affluence et de longs week-ends qui voient des hordes germaniques s'exiler sur les hauteurs alpines.


Nous laissons la voiture au parking Oberberg alors que, lors notre venue avec Steeven, nous avions privilégié l'approche par Oberi Bire. Le sentier d'Oberberg reste à l'ombre de grands conifères, mais n'offre pas le joli panorama sur les Gastolsen et massifs alentours. A éviter donc pour les prochaines visites.

Nous sommes en retard, plusieurs cordées tirent déjà les rappels dans la face de la Pfandflue.

Il est 14h30 et nous avons 400 mètres à gravir.

Notre choix se porte sur Bilbo (5c+ max, 5c oblg) et nous tenons l'itinéraire jusqu'à la troisième longueur où Vivien, en reprenant les commandes de la cordée, va trop plonger sur la gauche et raccrocher Salü Jan dans une traversée herbeuse et engagée.


Bonne leçon pour F qui apprendra sous mes grognements qu'il est toujours important de ne pas oublier le dernier de cordée et de lui clipper les points pour lui éviter ainsi un pendulaire (im)probable ;-).


En résulte une escalade sur de jolies cannelures entrecoupées bien malheureusement par des vires herbeuses qui dégradent la beauté et l'intérêt de la voie. Après 5h, nous arrivons au sommet, talonnés par deux cordées germaniques.

Il est tard et la descente s'annonce longue. Au moins 6 rappels à tirer! Nous nous associons au quatre grimpeurs teutons et descendons à tour de rôle sur nos cordes. Après une bonne heure d'une descente européenne, nous retouchons le sol.

Quand nous foulons le sentier de descente, la nuit vient de tomber et nos frontales dansent jusqu'au parking où les bivouacs sont encore éclairés. A notre arrivée à la voiture en contrebas, nous avons droit à l'accueil de réception local. Vivien et F écartent le troupeau d'évolènes qui nous barre la route.

Nous mettons le cap sur Interlaken où notre hôte du Waldhotel aura la gentillesse de nous ouvrir les portes une heure plus tard. Nous vous conseillons le café-restaurant Runft qui est ouvert jusqu'à 3h du mat. On a apprécié les spaghettis bolo salvatrices de minuit :-).
La suite au prochain épisode...





Accès et commodités


Pour l'accès et les commodités, rien n'a vraiment changé depuis 2009, excepté que le village de Jaun etait en train de rénover son réseau routier lorsque nous sommes passés et que c'était un peu Beyrouth à la traversée.

Retrouvez donc tous les infos ici et les cartes !




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