Italie (2010): Arco, autour du Lac de Garde

Nous venons de Milan, avion oblige, et le Lac de Garde est notre premier arrêt sur la route des Dolomites. La pluie est de la partie et nous prenons un orage comme jamais, lorsque nous abordons la petite route sinueuse ouest qui mène à Arco. Difficile donc de profiter du paysage balnéaire du lac dans ces conditions.

Peu avant Arco, sous des trombes incessantes, nous avons même droit à un petit accrochage sans gravité suite un aqua-planning non contrôlé d'un chauffard du coin. Constat rapide avec une bonne douche en cadeau!

Arco

Premier accueil à Arco un peu humide, donc... mais cela ne va pas durer.
Le lendemain, le soleil est bien présent. L'office de tourisme nous a donné pas mal d'info la veille. Nous allons récupérer un peu d'équipement dans un des magasins outdoor, dont la toute dernière version du topo d'escalade d'Arco.
Mais avant d'enfiler les chaussons, nous optons pour un échauffement avec la via ferrata del Colodri. Autant dire tout de suite qu'on est encore loin des Dolomites.
C'est plus un sentier escarpé qu'une via ferrata alpine. L'équipement y est moderne. La balade est quand même agréable. Elle offre un spectacle aérien et coloré.

Castello di Arco

La descente, un peu hasardeuse, nous ramène au village de Laghel en passant par son petit site d'escalade. Puis nous visitons le château d'Arco qui surplombe la ville.
De cette forteresse dressée en 1196, il ne reste que des tours réhabilitées. La pièce "Del Sartor" conserve quelques fresques remises en état.
Le sentier des tours offre aussi une vue plongeante sur la face du Colodri et San-Martino.


Nous retraversons la ville, nous faisons un petit détour au Rock Master (la salle outdoor où aura lieu l'étape 2011 du championnat du monde d'escalade) et nous partons en quête d'une face sud pour finir la journée... Malgré le potentiel énorme du massif du Prabi et des alentours d'Arco, nous optons pour la commune de Nago.


Nago

Au détour d'un virage, on aperçoit une jolie face derrière un rideau de verdure. Le chemin d'accès est bien entretenu et descend assez rapidement à pic.
Des cordées allemandes sont déjà en place, et nous nous installons un peu plus à l'écart sur le secteur central. Joli calcaire stratifié qui rappelle à s'y méprendre celui de Freyr en beaucoup plus abrasif. La face est verticale, offrant des petits surplombs. L'équipement est aéré sans être trop engagé toutefois.
Un site qui mériterait bien plus qu'une journée...


 Et maintenant, place aux images...



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