Pyrénées (2010): Gorges Pierre-Lys: l'échine du Diable

Ce matin, nous n'avons pas eu trop de mal à nous réveiller malgré la semaine bien remplie de notre stage initiateur.

C'est le jour du départ et des au revoir avec MG qui veut se frotter au vent de Millau pour étirer sa voile de parapente. Avec Steeven, on a décidé de suivre les recommandations de Laurence et de visiter d'un peu plus près les gorges de Pierre-Lys. Nous filons donc en ce matin un peu mielleux sur l'échine du Diable.

Laurence nous a gentiment fait cadeau de son vieux topo qui est apparemment difficile à se procurer. Il nous a bien servi, nous permettant de débusquer assez facilement l'attaque de cette grande voie d'ambiance.

Après deux premières longueurs qui ont tout pour réchauffer (mais loin des difficultés annoncées), nous nous retrouvons, deux longueurs plus aisées plus haut, sur le premier gendarme.

Steeven, tout assoiffé, relance dans une longueur plus technique avec un court passage en 6b. La suivante, en 5c, nous offre une belle remontée d'ampleur au fil de l'arête. Enfin, à peine moins difficile, Steeven nous emmène à la pointe de la crête.

De là, une traversée s'impose sur la gauche pour embrayer sur "le Diable Henri encore". Le relais intermédiaire nous a un peu induits en erreur, nous faisant envisager une remontée dans le couloir peu avenant.

Heureusement, les plaquettes bien brillantes nous remettent dans le droit chemin.

Les belles envolées aisées (dans le 5) qui suivent nous offrent une fin de voyage bien agréable.


La descente l'est par contre beaucoup moins, rappelant qu'il est parfois préférable de tirer des rappels, au risque de devoir remonter chercher sa corde coinçée, que de chercher la sente de descente.

Nous avons joyeusement galéré pour rejoindre l'ancienne voie ferrée.
En fait, le balisage bleu disparaît rapidement en descendant sur la gauche.
Nous avons alors traversé trois pierriers, les deux premiers nous amenant dans des culs-de-sac épineux, le dernier nous ouvrant la voie sur les Desseims du Pasteur.


Conseil donc, il est préférable de descendre en rappel jusqu'au premier gendarme. De là, il est facile de rejoindre le tunnel à pied.

Il est un peu plus de 17 heures quand nous rejoignons la voiture. Le ciel gris nous invite à quitter les gorges de Pierre-Lys, qui doivent être bien raffraîchissantes l'été.

Direction: Saint-Guilhem le Désert.

Escalade en Languedoc-Roussillon



Et maintenant, place aux photos...


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