Belgique (2009): Freyr, impressions...

Avec May, nous avions déjà fait un peu de repérage en juin, mais malheureusement, indisponible, c'est sans elle que je vais arpenter plus longuement Freyr.

Avec deux week-ends consécutifs à grimper là-bas, le moins qu'on puisse dire c'est que le site mérite le détour.


Flo, Jess et Steeven: initiation grandes voies


Le premier week-end, c'est avec beaucoup de curiosité que Flo, Jess, Steeven et moi-même avons mis le cap sur la vallée de Dinant et sa falaise de Freyr.

Au programme, sur la face sud d’Al Legne: «Lovely Tender» (6a+) pour Steeven et Flo, qui doivent nous rejoindre dans les longueurs suivantes de «Fou Four à la Montagne», pour 100 mètres de bonheur.

Malheureusement pour nous, des cordées sont déjà en place à notre arrivée et nous devons faire la «file» jusqu’en haut. Résultat: c’est long, très long.

Le démarrage est un peu rude pour Flo qui se fera les bouteilles dans cette première longueur pas si «Lovely Tender», où la technique du Dulfer est de rigueur. Jess, pour commencer, ne sera pas en reste avec une petite traversée en 4c, plein gaz, qu’elle ne trouvera pas si facile que cela.

La suite surprend Flo qui repart les bras lourds dans la 4c. Puis s’ensuit une 6a avec deux bombés qui intéresseront un bon petit moment Steeven (on taira le mouflage pour sortir Flo de la galère) et une 5c en dièdre qui mènera tout le monde au sommet.

Les filles arrivent un peu claquées en haut, à tel point que Flo laisse même tomber son superbe casque Petzl orange. Veinarde, j’arrive à le retrouver au fil du rasoir en contrebas après une descente périlleuse dans le ravin.

On termine la journée au secteur du Pape, où Jess n’apprécie pas franchement le patinage de la «Physique Solaire» (5c), qu’elle finit un peu sur les rotules. Steeven, après m’avoir tiré la moul dans «Hermann Buhl» (6b très belle au-dessus des 15 premiers mètres très polis), liquidera ses dernières forces très lentement dans les «Mots Bleus» (6a+), qu’il sort avant que le coucher de soleil ne laisse place à la pénombre de la nuit. A l'arrière de la voiture, tout le monde m'abandonne un peu sur le chemin du retour, après avoir bien rigolé autour d'un dîner récupérateur au Chamonix.



Carole: première expérience belge


Fort de cette première expérience, je repars le week-end suivant avec Carole, qui est très motivée pour découvrir ce spot.

On choisit «Le Parrain de Juliette» pour commencer: une belle voie de 100 mètres avec deux longueurs en 6a (échauffement dans les 15 premiers mètres de la «Spigolo», 5a). Le démarrage, moins récent, est très patiné et met à mal le moral. Le milieu de la première longueur est bigrement technique, et je crispe trop pour arriver zen au relais. Après un petit repos, et deux tirages, je fais remonter Carole qui relance vite pour la suite.
L’impression de dalle s’estompe rapidement pour lui offrir 50 mètres légèrement déversant sur le haut, avec un beau surplomb comme bouquet final. Tout ce qu’elle aime!

Après un bon casse-croûte, on redescend sur le secteur du Pape, où les «Mots Bleus» nous attendent.

Je passe devant et je cale sur le petit surplomb en insistant trop sur les aplats outrageusement «poffés» de gauche. Carole prend le relais et trouve la méthode en exploitant l’inversée de droite. Son investigation lui prend trop d’énergie et elle prend un beau vol de 6/7 mètres un peu plus haut, alors que des bacs lui tendent la main: la frayeur de sa vie!

Nous filons ensuite sur le secteur Louis Philippe, «A l’ombre des cocotiers», une splendide 6a. Carole laisse ses dernières forces dans cette superbe voie légèrement déversante sur des bacs qui sont là, mais qui se cachent quand même!

Je finis en expérimentant en moul les «Deux Chevaux Noirs» (6b+) qui m’amènent à des années lumières des cotations de Berdorf. Nous terminons à la terrasse du Charmonix, où seul un cornet à frites nous retiendra un peu, l'accueil de ses hôtes étant toujours aussi aimable, la prochaine fois on change de crémerie.

Pour en savoir un peu plus:

 Et maintenant, place aux photos...



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