Mali (2009): Hombori

Mali, retour aux sources...


La veille, nous étions arrivés juste pour voir le soleil s'éteindre derrière la Main de Fatma. Les formes religieuses des aiguilles sous un ciel crépusculaire nous avaient déjà laissés sans voix.

Jour 1: au petit matin, un voile nuageux masque le massif Hombori et Oualam. Les aiguilles de Garmi sont, quant à elles, bien visibles. Nous les admirerons 4 jours durant, avec toujours autant d'enthousiasme, et nous aurions pu y rester plus longtemps sans nous en lasser.

Le camp de Manya est un très bon pied-à-terre. Des petites huttes abordables offrent une protection confortable pour les nuits fraîches. Elle nous a soignés aux petits oignons avec une nourriture plus sportive que locale, qui se résume généralement à un petit-déj Nutella Toniesque et un dîner gargantuesque.

«Mariage traditionnel», la voie du premier jour selon tous ceux que l'on a croisés au retour du Mali. Une voie simple de 300 mètres, partiellement protégée sur le Wanderdu.

Jour 2: pendant que May opte pour une randonnée autour du mont Hombori en compagnie d'Alpha et de Moussa, Toni propose l'éperon Nord-Ouest du Kaga Tondo. 600 mètres d'escalade traditionnelle (V+ max, V+ oblig) sur un rocher exceptionnel. Du beau, du très beau, avec des solutions techniques intéressantes pour retomber dans la voie... merci monsieur le guide!

On se rappellera que l'accès au spit salvateur, dans la brèche sommitale, se fait en contournant sur la droite. Le tout droit est un 6b bien lisse et exposé, qui demande un sacré sang-froid.



Jour 3: après une randonnée tardive sur le superbe plateau du Hombori, nous partons dans une petite voie de 200 mètres (V max, V oblig) ouverte par Salva sur le Kautoubi. Nous l'avons renommée «La voie du Guano» (entre nous), pour les nombreuses déjections de vautours qui sèment le parcours.
L'escalade a peu d'intérêt; par contre, la vue dégagée à l'arrivée récompense tous les efforts consentis. Un peu de précaution est nécessaire à la descente.


Jour 4: May, accompagnée d’Alpha et de Dra, part à la recherche des éléphants de la réserve de
Gourma. Nous, nous partons tôt pour «la Guy Abert». 500 mètres exceptionnels sur le Suri Tondo (6c/A0 max, 6b oblig).


Et maintenant, place aux photos...

C'est ICI!


2 commentaires :

Julia Bryn Runyan a dit…

Wow, it's absolutely stunning! Tara

Jurek a dit…

Some of those pics are magnificent !
Nice work !!