De la Sarre aux Vosges du Sud: merci soleil!

Nous rentrons à peine de nos dernières vacances dans le sud et l'été montre enfin son vrai visage. Un de ces mois de juillet où le soleil nous illumine pendant des semaines et où le thermomètre atteint des barrettes qu'il n'a pas souvent l'occasion de côtoyer. Résultat: pas un seul week-end pour se poser!


Vosges du Sud: paradis granitique

Pour commencer, nous retrouvons des amis d'enfance et arpentons avec Noem', les alentours de la Bresse pour une petite initiation granit: escalade-bloc au Moutier des fées, la voie «Normale» du Rocher Hans au Lac Blanc et un petit détour à Saint-Amé (Petit Rocher et Grand Rocher).








Entre la Sarre aux Vosges du Nord

Puis, vient un autre week-end bien rempli avec: du bloc dans la Sarre (Kirkel) avec Flo et Miko, puis de les falaises de grès du Wachtfels (Obersteinbach) et du Rocher Philippe (Philippsbourg) avec Miko, Lolo, Cosmos et May.







Escalade et bloc autour de saverne



Suivent enfin deux week-ends autour de Saverne, dont l'un orienté Bloc avec Flo (qui réalise, au passage, quelques belles perfs), nous permettent de (re)découvrir:

  • la grotte du Brotsch, le Kobus et furtivement le Kronthal
  • le Krappenfels du Lutzelbourg et le Laurenzo Boulderfels





  • On se lasse pas de revenir dans les Vosges du Nord!

    A vous d'essayer!

    Escalade et bloc autour de Saverne

    Grotte du Brotsch, Kobus et Kronthal


    Le soleil est encore au rendez-vous, autant dire que le mois prochain risque de nous réserver quelques mauvaises surprises, alors nous n’hésitons pas beaucoup. Cette année, notre préférence va aux Vosges et, en ce mois de juillet, ce sont celles du Nord vers lesquelles notre cœur semble pencher le plus.

    Pour ce week-end post-révolutionnaire, May et moi décidons de partir à la découverte de sites que nous avions toujours écartés, faute d’expérience et de niveau technique suffisants. Direction la grotte du Brotsch, le Kobus et un repérage au Kronthal.




    Lutzelbourg et Laurenzo Boulderfels (LBF)


    Ca y est, les températures viennent dramatiquement de chuter. La météo du week-end semblait plutôt optimiste, nous laissant bon espoir quant à nos vadrouilles dominicales. Malheureusement, en remontant les volets, le gris bien monotone est de retour en ce matin du 25 juillet. La pluie n’est annoncée que plus tard en Alsace. Flo est motivée et nous décidons donc d’un doublet couenne/bloc au Lutzelbourg puis au Laurenzo Boulderfels (LBF).
    Le premier site est apparemment à la mode alsacienne avec quelques grosses pointures qui ont ouvert de nouvelles lignes, et le second est la référence de blocs dans le grand Est (sauf si Bione continue à étendre son HAB).

    Laurenzo Boulderfels: de jolies clairières de blocs

    L’accès au Laurenzo Boulderfels est assez évident, surtout quand vous avez un guide avec vous ;-)

    Flo a bon souvenir de sa première visite: du parking ne pas prendre le chemin qui, à droite du panneau, pénètre entre les branches, mais continuer tout droit, jusqu’à arriver 400 mètres plus loin dans un grand bois sombre mais dégagé. On arrive très rapidement au premier bloc.

    Flo a déjà des projets en tête et nous oriente vers quelques anciens combats.
    C’est donc au secteur du Houx que nous nous retrouvons. Après une première mise en bouche sympathique dans quelques pas de dalle en 4 à droite de la face sud du grand Houx, j’expédie le bloc n° 10 (5+) à vue, ce qui doit bien être mon niveau actuel de bloc. Flo le torpille sans traîner non plus. May préfère se cantonner à du 4 et 5 et disparaît rapidement derrière les groupements de grès alentours, pendant que nous nous acharnons sur l’Angle de la Sueur (6a).
    Flo arrive à claquer l’aplat et à se regrouper, mais ne réussit pas à recoller à la réglette de gauche. Après plusieurs tentatives, nous baissons les bras et Flo propose de se décaler pour une petite proue qu’elle convoite depuis l’an dernier.

    La Citadelle (6b) consiste en un départ assis sur bac, de quatre mouvements qui guident au sommet avec un mono-bi doigts délicat en main droite, une pince à négocier en main gauche et une sortie sur aplats.

    Après avoir découvert la petite réglette de départ pied gauche, Flo explose le bloc, la preuve en images…



    Forte de cet exploit, elle nous décroche une belle lolotte en s’adjugeant le bloc n°4 (6a) au secteur «Azothe».

    May et moi jouons alors quelques sorties piscine avant de prendre vraiment la flotte. Quelques gouttes annonciatrices de l’orage nous chassent. Une petite pause flam’ au frais de la princesse, à Lutzelbourg, et nous rentrons tous au bercail après une belle journée en Alsace (malheureusement peu ensoleillée).

    Nous nous promettons de revenir tâter du bloc alsacien malgré notre intérêt plutôt limité dans la discipline, mais il y a du progrès et cela tend à changer! Merci aux happyclimbers, Flo en tête!




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    Vosges du Nord: Laurenzo Boulderfels (LBF), infos utiles

    Le spot majeur de bloc en Alsace! Nous ne sommes pas de grands bloqueurs, mais force est de constater que ce site-là ne laisse pas indifférent. Perdu dans la forêt domaniale de Saverne, il propose des blocs bien mis en valeur dans de jolies clairières.

    Les profils sont étonnamment variés et le rocher vraiment adhérent (un peu trop même pour la peau des doigts). Il y en a pour tous les niveaux et pas besoin de trop s’éloigner pour travailler chacun ses projets.

    Et dire que Laurenzo a déterré et nettoyé un grand nombre de ces blocs! Un travail titanesque!

    L’accès au site est limité et il est impératif de se tenir aux horaires signalés par un panneau au niveau du parking (de 8 à 19 heures l’été et de 10 à 16 heures l’hiver).

    Rocher

    Grès rouge et gris bien abrasif

    Passages

    Tout niveau, de 3 au 8a

    Nous nous sommes frottés à:
    Grand Houx:
    Le bloc n° 10 (5+)
    L’angle de la sueur (6a)

    Petit Houx:
    La Citadelle (6b), que Flo sort après quelques essais

    Azothe:
    Le bloc n°4 (6a) au secteur


    Orientation

    Variée mais la plupart des blocs ne sont pas à l’ombre donc attention le LBF n’est pas forcément recommandé l’été

    Topo

    Pas de topo papier. Vous pouvez le consulter en ligne sur escalade-alsace.com

    Accès

    À 5 km de Lutzelbourg, en traversant Stambach, une piste carrossable démarre à droite, juste avant la sortie du hameau. Il suffit de la prendre (on traverse la voie ferrée) et on arrive rapidement à un parking sur la gauche, dont l’accès est reconnaissable par un panneau d’interdiction de stationner.
    C’est pourtant là.
    Au panneau, on ne prend pas la sente qui pénètre dans le bois à droite, mais le sentier qui continue tout droit en remontant. On a alors un beau panorama sur les Vosges. On prend soin de ne pas s’engager sur le chemin qui descend et on rentre de nouveau dans un bois sombre. On tombe alors vite sur le premier bloc et, en remontant sur la droite, on découvre rapidement les clairières qui nous feront passer plusieurs heures de plaisir ou de souffrance.


    Plus sur Internet

  • Une sélection de photos Happyclimb

  • Vidéo des Happyclimbers en septembre 2009, avec un beau montage de notre ami Bione
  • Une petite vidéo de Jerome qui a visiblement choisi un peu les mêmes blocs que nous
  • Vegetal In (6a/b): ouvert par notre pote Freddy
  • et plein d'autres vidéos sur escalade-alsace.com


    Visualiser France, Vosges du Nord en plus grand

  • Lutzelbourg: la falaise des faucons

    Je connaissais déjà le Lutzelbourg pour y être venu une fois avec Lolo et Christophe. De beaux souvenirs me restaient d’une face à galets,
    exigeante et assez continue. À l’époque, le soleil baignait la falaise.

    En ce dimanche de 25 juillet, le sol humide de la marche d’approche n’était pas de bon augure, et les premiers galets serrés ont rapidement confirmé que les pluies de la veille n’avaient pas été complètement absorbées par le rocher.

    Déjà, il est difficile de faire confiance à un galet, alors, quand il est mouillé, il a une fâcheuse tendance à vous lâcher.

    Les premiers pas dans Astéroïde (5) sont hésitants, et ce n’est qu’en atteignant le milieu de la voie, où le soleil a été plus imposant, que les mouvements se font plus fluides.

    Flo se lance ensuite dans Sensei (6b+) en croyant être dans Duel (5). La première impression est mitigée, et Flo se fait surprendre par la cotation. La lecture est difficile et les galets semblent se cacher. La préhension n’est pas aisée, et la pose des pieds, délicate. Dernier défi psychologique pour une bloqueuse de son acabit, la fin, en dalle verticale, demande de l’engagement. Après un repos, elle sort, contente de sa première couenne de l’année.

    May choisit la sécurité et la suit en moul’ juste derrière, préférant souvent Duel à droite!

    Je me décale croyant attaquer la Sensei et je tombe dans Myosotis (7a). Dur dur pour le moral!

    Il est préférable de ne venir au Lutzelbourg que par grand temps sec!

    Nous reprenons la route et 5 km plus loin, à la sortie de Stambach, nous nous enfonçons dans la forêt domaniale de Saverne à la recherche du Laurenzo Boulderfels.





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    Vosges du Nord: Lutzelbourg (Krappenfels), infos utiles

    Le charmant village de Lutzelbourg, à quelques brasses du plan incliné d’Artzviller (non, non, ce n’est pas une voie d’escalade, mais une prouesse technique qui permet de hisser les bateaux du canal de la Marne au Rhin), est surplombé par un magnifique château, mais aussi, un peu plus loin dans la forêt, par une petite falaise de grès incrusté de galets (poudingue).

    L’escalade y est toujours technique et déroutante, et il est bon d’y venir dans des conditions idéales. Il vaut mieux éviter les fortes chaleurs et les surlendemains de pluies, car l’humidité est synonyme, ici, de fréquente zippette. Comme sur la plage, les galets deviennent vite fuyants! Après il faut savoir les amadouer afin d’éviter que, dans votre poussée verticale, votre poids ne les fasse céder.

    Cette jolie falaise est souvent le refuge de faucons pèlerins dont vous trouverez certainement les restes de leurs festins et du guano (logique, non?) en abondance. D’ailleurs, les lieux sont interdits du 1er avril au 1er juillet afin de ne pas déranger la nidification. Les voies ne sont donc pas toutes très propres, mais cela fait partie du jeu.

    Rocher

    Poudingue rouge

    Equipement

    Scellements, pas de relais chaîné

    Voies

    22 mètres en moyenne, à galets et réglettes. Attention, les cotations peuvent surprendre avec ce type d’escalade malgré un niveau relativement abordable, majoritairement dans le 5/6.
    A noter un l'équipement en 2009 d'un nouveau secteur avec des voies plus dures.

    Quelques itinéraires intéressants:
  • Astéroïde(5b): mousse au départ
  • Duel (5c): jolie voie en fissure
  • L'ami Fritz(5c+): démarrage un peu rock'n roll
  • Sensei (6b+): peu de prises franches, voie bien technique avec une belle envolée sur la fin
  • Myosotis (7a): premier clippage délicat, après, pas mal de galets cassés


  • Orientation

    Sud (mais ombragé)


    Topo

    «Sur les falaises de grès»

    Accès

    Voici quelques indications complémentaires au topo. En venant de Metz par l’autoroute, c’est très simple mais il ne faut pas rater le coche. Peu après l’entrée du village, dans la première grande boucle à droite, on prend tout de suite la petite rue à gauche (rue du Canal). Si vous traversez le canal en ayant dépassé une brasserie sur votre gauche, vous avez été trop loin. Il faut faire demi-tour. Continuez alors en longeant le canal sur votre droite, jusqu’à un parking à gauche. De là, un chemin pénètre dans la forêt domaniale. On prend le sentier de traverse qui s’engouffre à gauche (Rond jaune) et qui longe la rue par laquelle vous êtes arrivés. Juste après une ancienne carrière envahie par la végétation et qui forme un fossé, vous distinguerez une sente qui monte sur le talus à droite et qui vous mènera rapidement au pied de la falaise.

    Plus sur Internet

  • La liste des voies sur escalade-alsace.com
  • Equipement de nouvelles voies au Krappenfels



  • Visualiser France, Vosges du Nord en plus grand!

    Grotte du Brotsch, Kobus et Kronthal

    Grotte du Brotsch

    Pour ce week-end post-révolutionnaire, May et moi décidons de partir à la découverte de sites que nous avions toujours écartés, faute d’expérience et de niveau technique suffisants.
    Nous arrivons vers 10 h 30 à la grotte du Brotsch. La première impression est bonne, avec les voies accueillantes du secteur de droite qui offrent une belle ampleur. Le ticket d’entrée est un 5c, et son attaque légèrement déversante nous plonge tout de suite dans le bain: les avant-bras vont chauffer!

    Nous passons devant la grotte en contemplant un couple allemand qui s’acharne dans des mouvements produisant, certainement à la longue, un beau voile rouge. Les itinéraires sont courts, mais explosifs dans le septo et octo grade.

    Puis, plus à gauche, la rampe (6c) attire notre regard, mais un Allemand squatte la voie dans l’objectif de l’enchaîner. On se rabat sur les voies de gauche: un 6a pour commencer, avec un réta mal décrypté qui fait mal aux bras et au moral, ensuite un 6a+ pas très parcouru avec une fissure bien sableuse, puis un 6b+ qui semble déborder sur la rampe (au grand dam de notre cousin outre-Rhin qui se voit squatter un point).

    Aficionados de voies longues, nous restons donc sur notre faim, et c’est les bonbonnes pleines que nous laissons à la prochaine visite la jolie combinaison «la Fissure» en L1: 6c+ et L2: 6a, 6c ou 7a qui se détache du reste des voies.







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    Kobus

    En milieu d’après-midi, nous avons encore un peu de temps et nous nous dépêchons pour rejoindre le Kobus, tout en passant devant le Kronthal. Cette carrière urbaine, malheureusement à proximité de la nationale N4 Metz-Strasbourg, apporte un bourdonnement incessant. Sa hauteur comble son manque de largeur.
    Le grès est agréable et les quelques tracés que nous avons sillonnés nous ont bien plu.
    Le peu de voies en fait un site de fin de journée, évitant par la même les cordées plus matinales.




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    Kronthal


    Enfin, nous n’avons pu retenir notre curiosité en nous arrêtant au Kronthal, pour faire un peu de repérage. Nous y reviendrons pour essayer les quelques voies faciles qui offrent une belle ampleur et s’attaquer à quelques projets plus ardus.



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    Vosges du Nord: Kronthal, infos utiles

    Le Kronthal est internationalement connu pour ses voies extrêmes et exigeantes. Amateurs de toits monstrueux, de longs dévers et de murs verticaux lisses, vous serez conquis.

    Le secteur de droite offre quand même quelques itinéraires pour les cinqsupiens et sixsupiens que nous sommes, mais nous ne pourrons pas franchement témoigner de la qualité du rocher car nous n’avons pas eu le temps de nous y lancer.

    Voici quand même quelques informations sur l’une des carrières les plus médiatisées des Vosges du Nord.

    Rocher

    Grès rouge

    Equipement

    Scellements, goujons

    Voies

    Profil carrière, donc voies plutôt athlétiques, le site majeur pour mutants avec un peu moins de 140 voies allant du 5b au 9a, hautes de 20 à 25 mètres.

    Orientation

    Sud/sud-ouest




    Topo

    «Sur les falaises de grès»

    Accès

    Au bord de la RN4 entre Marlenheim et Strasbourg (à 25 kms de Strasbourg), il est difficile de rater la falaise. On se gare sur le parking et en 1 minute on se retrouve au pied des voies.

    Plus sur Internet


    La liste des voies en ligne sur escalade-alsace.com.


    Visualiser France, Vosges du Nord en plus grand

    Vosges du Nord: Kobus, infos utiles

    Voici une petite carrière urbaine qui mérite un détour.


    Ce qui prime, ce n’est pas la largeur car la face est assez étroite, mais c’est la hauteur! Une bonne cinquantaine de mètres s’élève au-dessus de l’auberge du Kobus. Les voies sont majoritairement verticales et peu raides avec un panel de réglettes, fissures et aplats en tout genre. Bref, un beau programme carrière!

    De plus, le site n’est pas très loin du Kronthal, donc si vous y avez épuisé toutes les voies faciles et que les itinéraires abominables dans les toits vous effraient, le Kobus est une très bonne alternative pour finir doucement la journée.
    Par contre, évitez les milieux de journées de canicule, car la face est complètement exposée.

    Rocher

    Du grès bien compact

    Equipement

    Scellements

    Voies

    De jolies voies d’ampleur dans un style un peu bloc, mais, n’oubliez pas, vous êtes dans une ancienne carrière. Du 5b 7c+.

    Orientation

    Sud-ouest


    Topo

    «Sur les falaises de grès»

    Accès

    En venant de Wasselonne sur la RN4, on voit l’Auberge Kobus sur la gauche, inaccessible derrière une rambarde bétonnée. Le plus simple est d’en prendre la direction, au rond-point, en prenant la troisième sortie, et première rue à gauche qui mène dans un cul-de-sac (celui de l’auberge). De nombreux parkings bordent la chaussée de gauche et le topo recommande fortement de ne pas se garer derrière le restaurant. De là, en 1 minute on rejoint la falaise.

    Plus sur Internet

    La liste des voies en ligne sur escalade-alsace.com.



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    Vosges du Nord: Grotte du Broscht, infos utiles

    Voilà un petit site caché dans la forêt qu’on apprécie quand le soleil frappe fort et que les températures sont intenables. Caché dans la forêt, il offre principalement des voies courtes et athlétiques, exception faite pour le secteur de droite où on retrouve cinq voies d’un peu plus de 25 mètres sur galets. La grotte, quant à elle, n’offre que des voies dans le septo et octo grade avec des toits et dévers pour les gros bras.
    Le secteur de gauche est court (une quinzaine de mètres tout au plus) et se résume le plus souvent à une section verticale sur réglettes, fissures ou aplats et un gros surplomb à rétablir.

    Rocher

    Du grès rouge, à galets sur la partie droite

    Orientation

    Sud-ouest

    Equipement

    Scellements


    Voies

    Voies courtes (sauf cinq voies dans le secteur de droite) du 5c au 8a+/b, majoritairement dans le 6/7 et tout un tas de combinaisons dans le 8. Dévers, toits et surplombs au programme.






    Topo

    «Sur les falaises de grès»

    Accès


    Juste après Reinhadsmunster en direction de Obersteigen sur la D218, prendre à droite dans la Forêt Domaniale de Saverne. Une étroite route goudronnée (très empruntée par les cyclistes le matin) remonte en lacets jusqu’à un carrefour (un vrai). Prendre alors la première à droite, en épingle, en direction de la maison forestière de Schaefferplatz (aucun panneau d'indication). Après le gîte (situé à droite et tout de suite après un parking qu’on laisse à gauche), on se gare sur un parking encerclé par la forêt, à une centaine de mètres plus loin, à gauche. De là, on s’engouffre dans le bois en empruntant la sente qui part sur le talus. Le chemin ne cesse de monter toujours à gauche. Après une bonne dizaine de minutes de marche dans la forêt, un haut rocher se dessine sur la gauche. On ne tarde pas à voir la grotte du Brotsch.


    Plus sur Internet


    La liste des voies en ligne sur escalade-alsace.com.



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    Entre la Sarre et les Vosges du Nord

    C’est l’été et les soldes. Le mercure explose, mais la fraîcheur vous refroidit dans les magasins, au point de devoir se rhabiller pour éviter les rhumes assassins de l’été. Paradoxe de notre société de consommation et épouvantail écologique! Alors, quand Flo propose une sortie dans la Sarre, c’est sans hésitation que j’accepte, fuyant ainsi les coureurs de fond, les essayeurs de taille et les braillards du samedi (hhmmm, j’en connais qui vont apprécier ;-)).

    Sarre: bloc à Kirkel, découverte


    Mikolaj a aussi répondu présent. Ce mercenaire falaisiste venant de l’est, de la Pologne plus exactement, tire sur tout ce qui bouge et calme tout le monde par son expérience sereine du rocher. «Pas de voie en ce jour, mais du bloc et potentiellement de la randonnée dans les bois», tel était affiché le programme de la chef bloqueuse. Nous voilà, en ce samedi, à l’heure de la collation, à suivre notre guide qui ne connaît du chemin que quelques mots allemands couchés sur un site internet. Heureusement (ou malheureusement d’ailleurs), nous rencontrons un couple de randonneurs qui nous expliquent que nous sommes sur une boucle (Taffle Tour) et que le champ de blocs se trouve à trois quarts d’heure, soit d’un côté, soit de l’autre. Nous nous lançons devant, à tort. A 17 h 15, nous atteignons la porte qui nous indique que nous ne sommes pas perdus, mais par contre que nous avons fait un petit détour. Les locaux nous apprendront par la suite qu’il faut en tout et pour toute une dizaine de minutes pour revenir au parking (nous nous étions garés au mauvais emplacement). Belle balade dans les sous-bois tout de même!
    La suite nous a aussi réservé une bonne surprise

    Vosges du Nord: Wachtfels et Rocher Philippe


    Le lendemain, à peine remis de Kirkel, une nouvelle troupe s’est organisée autour de Miko, pour lui faire découvrir une belle région au potentiel vertical non négligeable: les Vosges du Nord en Alsace.
    Lolo, Cosmos et May ont répondu présent et, après un long détour (merci GPS!), nous nous retrouvons en fin de matinée à Philippsbourg. L’approche raide est rapide, et nous prenons les devants avec Miko pour faire l’état des lieux. Les orages qui ont sévi dans la nuit ont laissé des traces d’humidité. Même si le rocher est grimpable, nous décidons de filer sur Obersteinbach et de nous réserver ce spot pour le dessert de la journée.

    Direction le Wachtfels à Obersteinbach, que nous rejoignons en un petit quart d’heure. Belle découverte pour Cosmos et Miko, un éternel plaisir pour les autres.
    Puis nous finissons la journée au Rocher Philippe où nous croisons d'ailleurs Tupp et Freddy.

    Rocher Philippe: en apéritif ou en dessert

    Voilà un site qui peut se savourer soit en apéritif soit en dessert, dixit le topo des VDN. On confirme, pour y être passé en repérage le matin et l’avoir apprécié en fin de journée après le Wachtfels. Surplombant la commune de Philippsbourg il offre quelques voies variées sur un beau grès compact.

    Pendant que May et Lolo se lancent dans l’unique 5c de la falaise: Itinéraire de délestage. Tupp et Freddy qui sont déjà là quand nous arrivons – que le monde est petit! – nous précisent que cet itinéraire est assez particulier.

    Pour ma part je me lance dans «Quitte ou double» (6b) qui avait fait pencher déjà mon cœur le matin. Tout ce que j’aime, une belle dalle à trous avec une très belle ambiance au fil de l’arête. Vient le tour de Miko qui veut rester à l’ombre et engager ses dernières forces dans du déversant. Il ne tarde pas à s’extraire en haut de l’inachevée (7a), voie qui tient probablement son nom pour son jardin bien fleuri au sommet et son peu d’amplitude. Là encore Miko fait preuve d’une technique bien rodée et une lecture de voie efficace.

    Pendant que Lolo ne fait qu’une bouchée de «Prudence et abstinence» (6a+), je cale à la sortie du surplomb de «Prise de tête» (6c) dans une dalle qui m’aurait plue si le galet du crux n’avait pas été aussi fuyant avec la chaleur ambiante. Après de nombreuses tentatives, je me résouds à prendre un but et je tire une réchap!
    Pour m’éviter de finir sur une mauvaise note, je vais sauver May qui peine à sortir le réta de la «Marche du siècle» (6a). Je pars donc dans «Feeling» (6a+): joli démarrage bloc, avec une belle envolée et enfin des aplats délicats sur le sommet pour rejoindre la plateforme. La suite, je tire un peu de corde au relais et secoure ma moitié qui finit les applats qu’elle apprécie peu.

    Plus de détails sur le Rocher Philippe: c'est ici!

    Vosges du Nord: Rocher Philippe, infos utiles

    Voilà un site qui peut se savourer soit en apéritif soit en dessert, dixit le topo des Vosges du Nord. On confirme, pour l’avoir apprécié en fin de journée après le Wachtfels. Surplombant la commune de Philippsbourg il offre quelques voies variées sur un grès assez compact.


    Rocher

    Pas toujours de très bonne qualité surtout sur le secteur de gauche.

    Equipement

    Scellements. Le manque de relais laisse des fois un peu sur sa faim.



    Voies

    Une quinzaine de voies pas trop longues (15-20 mètres), du 5c au 8a+/b.

  • Itineraire de délestage (5c): un itinéraire un peu particulier
  • La marche du siècle (6a): joli, continu et sortie sur aplats
  • Prudence et abstinence (6a+)
  • Quitte ou double (6b): très jolie dalle à trous avec une belle sortie sur l'arête
  • Prise de tête (6c): mousquetonnage un peu rock'n roll
  • L'inachevée (7a): jolie mais trop courte


  • Accès

    En arrivant de Niderbronn par la RN62, tourner à droite dans Philippsbourg en direction de Dambach-Neunhoffen (D87). A 150m à droite sur la droite, un petit parking qui continue sur un sentier forestier vous permet de vous garer.
    On voit facilement la falaise et une petite sente sinueuse vous y amène en 3 minutes.

    Orientation

    Sud, Sud-Est


    Topo

    «Sur les falaises de grès»


    Plus sur Internet

  • Le topo en ligne sur escalade-alsace.com
  • Guide falaises FFME
  • Crépuscule des lieux (7b) vidéo de nos confrères belges, dans la face déversante de gauche.



  • VisualiserFrance, Vosges du Nord en plus grand!

    Obersteinbach: canicule au Wachtfels

    Le village est atypique, à l’image de l’Alsace du Nord: avec ses clochers romans, ses magnifiques maisons à colombages et son auberge accueillante en venant de Bitche.
    Plusieurs tours et châteaux de grès rouge surveillent les alentours. Les trois principales sont: le Wachtfels, le petit Arnsberg et le Wolfelssen.

    Nous optons pour le Wachtfels, plus rapide d’approche et susceptible de plaire à tout le monde.

    Cosmos est dans le gaz intersidéral et s’installe la tête dans sa casquette, ses pensées dans les étoiles. Pendant ce temps, je propose «Pâle inceste» (6a+) à Miko, pour calmer sa soif de vide avec, pour ce fanatique de dévers, un peu de piment: une jolie dalle dans la pure tradition. Il s’y engage et ravale rapidement sa salive, surtout quand les prises rondes se multiplient et que ses pieds commencent à frétiller. Il atteint avec prudence le haut sommet déversant en exprimant sa joie dans l’envolée finale.

    A ses côtés, Lolo a attaqué l’apéritif: Bora-Bora (5c+), avec une technique de pas bien ficelée.

    Je suis Miko dans ce qui est, pour moi, la voie de référence (dans ce niveau) du Watchfels. A midi, le soleil se fait déjà sentir, et ce sont les yeux rougis par la transpiration qui perle du front que j’atteinds le relais. Toujours aussi beau ce voyage: Pâle Inceste (6a+).

    Miko a déjà usé des camalots par le passé et dans des contrées lointaines et isolées, où mauvaise pose est synonyme de situation critique. Aussi, quand je lui propose une des voies qui a depuis longtemps attiré mon regard, c’est sans aucune hésitation qu’il s’y lance. Son nom «La Fissure». Une longue fissure rejoint un final légèrement déversant.
    Miko progresse prudemment. Une fois la deuxième dégaine clippée au-dessus de la grande brèche surplombante, le soulageant ainsi d’un retour au sol encore possible, son pas se fait un peu plus hésitant. Il faut dire que le point suivant n’est plus visible, les prises se font plus rares et la fissure semble n’être que la seule option envisageable. Peu coutumier du dulfer, il se lance de face, pointe du pied à l’intérieur. Ses muscles dorsaux compensent. Ils jettent les premiers camalots dans l’étroitesse du rocher. En atteignant le point suivant, une douzaine de mètres plus haut, on sent que la pression retombe. La fissure se prolonge jusqu’à un gros anneau de l’âge de bronze. Soudain, il gesticule, chasse l’air de grands mouvements, au risque de se déséquilibrer et de tomber. Il y a peu de doute: les guêpes sont de la fête, et le Polonais danse alors la polka au rythme de leur bourdonnement. En dépit de mes injonctions de redescendre, Miko ne veut pas lâcher l’affaire et, malgré une piqûre, il fuit un peu plus haut. La suite part dans un dévers qui correspond plus à ses aspirations. Après un vieux piton qui casse un peu l’engagement, il enchaîne ce superbe 6b+ partiellement équipé.

    May a eu le temps de répéter Bora-Bora (5c+) en tête et montre une jolie gestuelle avec un mental qui refait surface. Lolo a pu se faire plaisir dans la voisine de Bora-Bora, Bon pied mon Oeil (6a), mais coince malheureusement sa corde de rappel.

    A mon tour, je me lance dans la fissure en prenant un énorme plaisir à coller presque amoureusement la paroi dans ce splendide dulfer. Depuis le temps! Arrivé au ring d’antan, la guêpe assassine est là, à garder son territoire. Mon t-shirt, que j’ai gardé à la ceinture pour éponger l’eau qui ruisselle de mon corps, me sert d’arme. Je la fouette, l’écarte et me hâte de sortir de son périmètre. Je zappe le vieux piton et encaisse sans trop de mal l’espacement entre les deux dégaines. Par contre, la suite se révèle plus raide.
    Je redescends quatre fois avant de trouver la méthode du crux, mes avant-bras commençant à chauffer, comme si la température ambiante de 35 °C ne suffisait pas.
    Encouragé par Miko, je le passe et clippe dans un tremblement nerveux le point suivant.
    Il ne me reste plus que quelques mètres pour atteindre le relais. Je n’arrive pas à récupérer et craque lamentablement sur le mouvement suivant. Quelle déception, si près du but…

    La fissure 6b+ est un «must» du Wachtfels. On peut compléter confortablement l’assurage avec un camalot de chaque: 0.4, 1, 2 et 3 (les deux derniers faisant l’affaire dans la fissure).

    Pendant que je redescends, le dormeur a eu le temps de se réveiller avec une petite trotte au parking pour récupérer sa corde et déambule tout juste dans Bora-Bora pour sauver celle de Lolo.
    Cosmos fait aussi bonne figure, et seule la continuité a raison de lui. Les bloqueurs sont plus à l’aise sur les rétas, moins sur la hauteur. Belle prestation tout de même.
    Malheureusement, il est déjà tard (16 heures) et il doit nous quitter, une finale l’attend à Luxembourg et ses amis espagnols aussi, d’ailleurs.

    May est déjà bien haut dans la fissure quand Cosmos nous salue. Elle a bien négocié le passage en dulfer (une technique qu’elle affectionne particulièrement) et a, elle aussi, subi l’attaque de l’insecte vengeur. La partie haute lui pose quelques complications, mais avec un peu d’aide de l’ascenseur, elle rejoint le sommet.

    A nous avoir vu tous les trois prendre notre panard dans cette voie, Lolo semble motivé et son appréhension du terrain d’aventure est vite écartée quand nous lui répétons que seuls trois ou quatre coinceurs peuvent être utiles, le restant de la voie étant équipé.
    Ses pas se font lents car l’engagement est quand même bien présent, et il pose son premier coinceur avec le tremblement involontaire de la première fois, qui ronge le moral et assèche les muscles. Ce vide musculaire l’incite à demander à May de le reprendre sec.
    Sec sur un coinceur?! Rien de tel pour s’apercevoir que ces petites bêtes ne sont pas appelées «friends» pour rien!

    Il va vider sa musette pour s’extraire de la fissure, mais on peut saluer cette première expérience du terrain d’aventure dans une 6b+. Généralement, on commence avec des cotations plus modestes pour apprendre à utiliser le matériel.

    Bon, je précise quand même que les risques étaient réduits avec un deuxième point suffisamment haut pour interdire tout retour au sol en cas de zippette dans la fissure et une suite offrant un équipement sur scellement, même si un peu espacé par endroit, bien protégé. Le répertoire technique de Lolo et les conseils de son assureuse font le reste, et il sort au sommet après un sauvetage in extremis du crux. Bravo!

    Pendant ce temps, Miko se fait quelques essais dans des 6c (Gaudeamus) / 6b+ (Gloria Victis) voies techniques qui lui posent problème. Le soleil nous rappelle que la soirée se rapproche.

    A 17 heures, nous filons de nouveau en Moselle au Rocher Philippe que nous avions approché le matin.




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